Anise avait 9 ans, elle était un peu jeune pour comprendre certaines choses de la vie.
Et un jour où elle se promenait elle se rendit compte qu'elle
n'allait pas bien. Ce n'était pas une douleur au ventre ou à la cheville,
non c'était une douleur intérieure, profonde comme l'abime.
Ses parents avaient remarqué qu'elle n'allait pas, bien des jours avant
Anise elle-même, et ils avaient pris rendez-vous chez un psychologue.
Anise ne le sut que le jour même, et elle entra dans une colère noire.
Elle cassa tout sur son chemin. Ses parent prirent peur et essayèrent
tant bien que mal de la calmer, mais rien à faire.
Anise entra dans sa chambre, ferma à clef derrière elle, prit un sac, le
vida y mit ses vêtements et d'autres affaires.
Elle resta un long moment
debout, indécise entre partir et quitter cette "maison de fou" ou jeter
son sac, ouvrir la porte et embrasser ses parents en s'excusant.
Elle n'entendait plus les hurlements de sa mère ni son père lui ordonant de
sortir.
Et d'un bond elle s'approcha de la fenêtre l'ouvrit, jetta son sac dehors, qui
atterrit sur un tas de feuilles mortes et elle descendit à l'échelle qu'elle
escaladait depuis toute petite.
Elle se disait sans arrêt : "pas place pour les sentiment, ils me prennent
pour une folle ils vont voir."
Elle marchait tout droit et elle arriva de l'autre coté de la route et là,
elle se rendit compte toute seule pourquoi elle n'allait pas bien.
Des flashs lui revinrent. Plus besoin de psy. Elle allait tout raconter à sa
mère. Elle l'appelait déjà : "Maman, maman, je sais maintenant je me souviens!"
Sa mère accourut à la fenêtre et eut juste
le temps d'entendre les paroles d'Anise :
"C'est à cause de papa, c'est lui, le soir quand il me berçait il me faisait comme à toi..."
Sa mère ne regardait qu'elle et ne vit la voiture que trop tard. Elle avait
compris les paroles d'Anise. Mais c'était trop tard, on ne pouvait plus rien
faire.
Anise était déjà enterrée quand sa mère pour la venger tua son père
insestueux durant son sommeil.
Céline K..