Quand je regarde en arrière, je me rends compte que le passé n'a jamais été
qu'un vide absolu.
Un néant que tant de choses ont essayé en vain de combler qu'on le qualifie
de vie.
Il est vrai, que j'ai éprouvé des sentiments, que j'ai rencontré des gens, que
je me suis bourré le crâne d'informations éphémères, mais j'ai beau faire des
choses, rien ne change etj'en reviens toujours au même point : MOI et
moi-seule.
Je comprends que depuis ma naissance j'ai été entourée d'êtres qui à quelques
détails près me ressemblaient, mais en réalité je n'ai jamais été livrée qu'à
moi-même.
J'ai l'impression que les gens m'aiment ou me font mal... en fin de compte c'est
moi qui souffre, ce ne sont que mes sentiments, indépendemment d'un quelconque
élément extérieur.
Donc, je ne peux en vouloir qu'à ma personne.
Je suis coupable de chacun de mes actes , de mes sens...
On pourrait dire que la vie est un procès, un jugement au cours duquel on se
confronte on plus arbitraire des juges : soi
Notre seul avocat : nous
Notre pire ennemi : encore et toujours nous...
Chaque humain qui encombre la terre de sa présence doit faire face à cet
ancestral problème.
Certains acceptent cette solitude aux multiples facettes mais d'autres
préfèrent échapper parle seul moyen qu'ils sont capables d'inventer : la mort.
Or là encore ce n'est pas une solution.
Après tout que sait-on de cette après-vie ? RIEN
Peut être est-ce une solitude bien plus profonde que celle de laquelle nous
nous croyions débarrassés... et dans ce cas ce n'est sûrement pas ce que nous
attendions.
Peut-être est-ce tout simplement une fin en soi... et alors on ne pourra
jamais savoir si l'on est bien mort.
Tant d'hypothèses ont été fondées au cours des siècles, mais aucune vérité.
Ce dilemme a formé l'une après l'autre chacune des religions, des croyances
aussi bien individuelles que sociales...
En réalité cette mort que nous attendons tous avec crainte ou désespoir est
à la base de ce qui nous différencie des animaux : la possibilité de croire.
Chacun a son idéologie mais en fait la seule chose en laquelle il est
possible de croire c'est en soi-même.
Réellement, en y réflèchissant bien je crois que notre seule réelle issue est
la résignation, ce simple pliement face à la réalité qui a fait de nous des
hommes éternellement libres.
olwen