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Les mini-dossiers
mini-dossier
Le Carnaval
Le carnaval
dans le monde
En Italie, en Sardaigne
Grâce à sa situation géographique,
cette île a été le point de rencontre
de nombreuses cultures: espagnoles, africaines, italiennes...
c'est ainsi que le carnaval en Sardaigne est fêté de
différentes façons selon les villes.
Au carnaval de Barbagia, ce sont les Mamuthones qui
défilent : ils sont tout sombres, vêtus
d'une peau de brebis ou de mouton noire, le visage
masqué. Sur leur veste, des sonnailles, des
cloches au son grave, sont accrochées. Au début
et à la fin du cortège des Mamuthones
se trouvent les Issocadores: ils portent un gilet rouge,
ne sont pas masqués mais portent aussi quelques
clochettes et surtout une grande corde qui va leur
servir à attraper des spectateurs.
À
Oristano, c'est la "sartiglia" qui est à l'honneur
pour le carnaval. Il s'agit d'une sorte de compétition équestre
et chevaleresque: le cavalier, au galop sur son cheval,
doit transpercer une étoile suspendue avec sa
lance. Le cavalier a le visage recouvert de bandes
de soie et d'un masque blanc en bois. Ce sont les "massaieddas",
un groupe de jeunes filles qui le préparent.
En
Italie, à Venise
Au XVème siècle, avec l'accord du Pape,
le carnaval s'installe à Venise. La fête
dure dix jours pendant lesquels sont organisés
des jeux, des mascarades et des courses. Des centaines
de spectacles se déroulent dans la ville durant
une semaine; masques d'oiseaux ("bauta")
coiffes, costumes resplendissants, tout Venise se transforme
en rêve jusqu'au grand bal masqué sur
la place Saint Marc le soir du Mardi gras.
En Belgique, à Binche
Dans la ville de Binche, le jour de Mardi gras, on
voit apparaître d'étranges bonshommes.
Ils portent un lourd chapeau de plumes d'autruche,
une ceinture de grelots (l'apertintaille), une blouse
en toile de lin bourrée de paille et des sabots.
Ce sont les Gilles qui parcourent la ville au son
des tambours et lancent des oranges aux enfants pendant
vingt-quatre heures. Pour être un de ces Gilles,
il faut être né à Binche ou y
résider depuis au moins cinq ans.
En Angleterre, à Olney
Les habitants d’Olney ont une façon bien
particulière de fêter cette journée.
Chaque Mardi Gras, et ce depuis 500 ans, on organise
une course de crêpes pendant laquelle tout le
monde se rend au centre de la ville. Les coureurs tiennent
de grosses poêles à frire remplies de
crêpes encore chaudes. Au mot d'ordre "Allez-y" ils
se précipitent à l'église en courant,
tout en faisant sauter leurs crêpes dans la poêle.
Ils doivent réussir l'exploit au moins trois
fois avant d'atteindre l'église.
En France, à Nice
Le plus connu des carnavals français est celui
de Nice, avec sa célèbre bataille de fleurs.
Crée en 1830, il a lieu sur la promenade des Anglais
depuis 1876. On peut y voir des oeillets, des roses,
des glaïeuls, des gerberas, des mimosas, des dalhias,
des liliums… Les carnavaliers prennent en charge
la réalisation des fameuses grosses têtes,
sujets et chars en carton pâte. Ils font d’abord
dessiner et peindre le sujet, char ou grosses têtes,
par un maquettiste. Puis, le sculpteur modèle
les visages avec de l'argile. Ensuite, il fabrique le
moule de plâtre que le carnavalier recouvre de
plusieurs couches de papier découpé en
petits morceaux. Collés avec un mélange
de farine et d'eau chaude, cela donner a le modèle
définitif, en carton pâte qu'il faudra alors
peindre et habiller.
Les couleurs utilisées sont éclatantes
: rouge, vert, jaune, et des dégradés à l'infini.
La mécanisation des chars est ingénieuse
: cordes, ficelles, mais aussi des vérins hydrauliques
sont utilisés pour animer les personnages.
Des formations musicales françaises et étrangères
se joignent au défilé et créent
l'ambiance.
Un char fleuri mesure 6 m de haut, 7 m de long, 2m de
large. La décoration est faite à la main, à l'aide
de pétales de milliers de fleurs, collés
un à un, dans la nuit et la matinée qui
précèdent chaque "bataille".
Au Brésil, à Rio
de Janeiro
Les pays européens ont exporté leurs traditions
et leur culture dans les divers pays qu’ils ont
colonisés. Ainsi les portugais ont introduit le
carnaval au Brésil. A l’origine, les gens
faisaient la fête, appelée "entudo" ;
ils se jetaient de l’eau, de la farine ou différentes
poudres à la figure. Les esclaves aussi prenaient
part à la célébration. Ils se maquillaient,
se déguisaient avec les perruques et les vêtements
de leurs maîtres. Ces festivités duraient
trois jours. Les maîtres laissaient leurs esclaves
déambuler librement pendant le Carnaval. Les esclaves
en profitaient rarement pour s’enfuir.
En 1940, une femme fait prendre un virage au Carnaval
qui sera complètement transformé. D’origine
italienne, épouse d’un propriétaire
d’hôtel, elle décida de louer des
musiciens, d’importer des confettis et des serpentins
et organisa ainsi un grand bal masqué.
En quelques années, les grands bals masqués
devinrent la seule façon de célébrer
le Carnaval.
En Louisiane, à La Nouvelle Orléans
Le tout premier Mardi Gras fut une simple cérémonie
quand l’explorateur René Robert Cavelier,
Sieur de la Salle, surnomma une bande de terre dans le
delta du Mississippi: "point de Mardi Gras".
C’était le mardi 3 mars 1699, jour où était
célébré Mardi Gras en France.
Dès les premières années, des bals
et des fêtes étaient organisés à l’occasion
de Mardi Gras. Les gouverneurs espagnols ne voyaient
pas d’un bon oeil les fêtes du Mardi Gras
et les supprimèrent. Ce n’est qu’en
1823, sous la pression de la population créole
(descendant des français et espagnol) que les
célébrations de Mardi Gras furent réintroduites
et quatre ans plus tard, elles étaient légalisées.
Dans la première moitié du 19e siècle,
les célébrations du Mardi Gras n’étaient
ni calmes ni tranquilles. Les gens buvaient beaucoup
et semaient tant de désordre que les autorités
songèrent à l’interdire.
Ce sont six jeunes personnes de Mobile, Alabama, qui
sauvèrent le Mardi Gras. Formant un club appelé "Mystick
Krewe of Comus", ils organisèrent une parade
la nuit du Mardi Gras 1857. Nommant roi de la parade
l’un de leur membres, ils défilèrent à travers
les rues du "Vieux Carré" (quartier
français et espagnol historique de la ville).
Le mot « krewe » vient du mot anglais crew
qui veut dire équipage. Depuis, la tradition des
parades a continué et les "krewes" sont
composées de groupes de personnes qui se connaissent,
d’amis, de voisins, de gens travaillant ensemble...
Les gens s’organisent en associations, ils créent
leurs chars et financent eux mêmes tout ce dont
ils ont besoin. Aujourd’hui, les parades sont composées
d'une vingtaine de chars et d'une dizaine de fanfares.
Aux Pays - Bas, au Limbourg
Partout dans la province du Limbourg et aussi du Brabant
aux Pays-Bas on fête le carnaval.
Le carnaval dans le Limbourg est modelé sur le
carnaval de Rhénanie en Allemagne.
Les traditions sont presque toujours pareilles : on choisit
un Prince avec 2 adjudants qui sont les régisseurs
des festivités. On a aussi un conseil de onze
(raad van 11) et un président / un souverain qui
forment le décor carnavalesque.
Trois ou quatre semaines avant, on choisit un prince.
Puis, les comités participent à toutes
sortes d’activités carnavalesques, comme
des sessions (zittingen) ou des cortèges pour
la jeunesse.
Dans le Limbourg, il y a beaucoup de traditions carnavalesques.
Le carnaval se nomme vasteloavend . Les traditions les
plus célèbres se fêtent dans les
grandes villes limbourgeoises.
Blerick, par exemple, a un cortège qui est très
connu dans la province entière. Les groupes et
les véhicules sont très beaux et très
colorés. Cela a lieu le dimanche du carnaval.
Le lundi, c’est le jour des grands cortèges à Venlo,
Maastricht, Sittard.
Dans le Limbourg, on a ses propres chansons, qui sont,
d’ailleurs toujours en dialecte. Chaque village
ou ville a ses propres chansons.
La tradition la plus connue dans le Limbourg est à Venlo
: le mariage champêtre (boerenbruiloft) . Un club
ou une société ou même un organe
administratif (la municipalité en 1993) aura l’honneur
d’organiser ce mariage. Toute la ville s’habille
alors en noir et en blanc (costume traditionnel de la
région des années 20, 30) et va en ville
pour fêter en masse ce mariage.
Le mardi gras à minuit, tout est fini. Les joekskapellen
jouent alors Straks is ut weer Aswoensdaag (bientôt
ce sera le mercredi de cendres) et on enterre ou on met
feu à un symbole du carnaval. À Sittard
par exemple, on enterre le masque du carnaval, à Maastricht
on dégonfle la Mooswief et à Blerick on
met la Worteletruuj en feu pour finir symboliquement
les festivités. Ces activités marquent
le point de départ de la période de jeûne
qui commence le jour d’après, le mercredi
des cendres.
©1995-2006
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