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L'existentialisme
Ben'j,
1999
Courant philosophique du XXe siècle qui affirme que l'homme est libre,
qu'il n'est pas déterminé. C'est ce qu'il fait, ce qu'il choisit, qui le
fait devenir ce qu'il est. (L'existentialisme dit que Dieu et la nature
humaine sont des concepts inexistants.) L'homme doit trouver en lui ses
propres valeurs et il doit décider par lui-même les actes qu'il
commettra. Cela veut dire que cette conception est la prise de
conscience que l'homme doit prendre sur lui-même ses valeurs et son
existence.
Dans un ouvrage, Sartre affirme notamment : L'existentialisme athée,
qu'il représente, est plus cohérent. Il déclare que si Dieu n'existe
pas, il y a au moins un être chez qui l'existence précède l'essence, un
être qui existe avant de pouvoir être défini par aucun concept... cet
être, c'est l'homme. Qu'est-ce que signifie ici que l'existence précède
l'essence? «Cela signifie que l'homme existe d'abord, se rencontre,
surgit dans le monde, et qu'il se définit après. L'homme, tel que le
conçoit l'existentialiste, s'il n'est pas définissable, c'est qu'il
n'est d'abord rien. Il ne sera qu'ensuite, et il sera tel qu'il se sera
fait. Nous voulons dire que l'homme existe d'abord, c'est-à-dire que
l'homme est d'abord ce qui se projette vers un avenir, et ce qui est
conscient de se projeter dans l'avenir. L'homme est d'abord un projet
qui se vit subjectivement, au lieu d'être une mousse, une pourriture ou
un chou-fleur; rien n'existe préalablement à ce projet; rien n'est au
ciel intelligible, et l'homme sera d'abord ce qu'il aura projeté d'être.»(Sartre, 1946, p.29-30) «L'existence précède l'essence» (Sartre,
1946,p.29), par cette formule Sartre exprime sa conviction fondamentale «que l'humain est libre».(Sartre, 1946, p.30). L'être humain est un
projet qui se fait peu à peu. En conséquence, il se définit par
l'ensemble des ses actes. En résumé, l'individu est ce qu'il fait. Ce
qui signifie que l'homme existe en premier, après se rencontree par la
suite surgit dans le monde et en dernier il se définit.
L'homme, tel que le conçoit l'existentialisme, s'il n'est pas
définissable, c'est qu'il n'est d'abord rien. Il ne sera qu'ensuite et
il sera tel qu'il se sera fait. Ainsi il n'y a pas de nature humaine,
puisqu'il n'y a pas de Dieu pour la concevoir. (...) L'homme n'est rien
d'autre que ce qu'il se fait. Tel est le premier principe de
l'existentialisme... L'homme est d'abord ce qui se jette vers un avenir,
et ce qui est conscient de se projeter dans l'avenir.
(...) Si vraiment l'existence précède l'essence, l'homme est responsable
de ce qu'il est. Ainsi la première démarche de l'existentialisme est de
mettre tout homme en possession de ce qu'il est et de faire reposer sur
lui la responsabilité totale de son existence. Et quand nous disons que
l'homme est responsable de lui-même, nous ne voulons pas dire que
l'homme est responsable de sa stricte individualité, mais qu'il est
responsable de tous les hommes. Choisir d'être ceci ou cela, c'est
affirmer en même temps la valeur de ce que nous choisissons, car nous ne
pouvons jamais choisir le mal; ce que nous choisissons c'est toujours le
bien et rien ne peut être bon pour nous sans l'être pour tous."
J.-P. Sartre, L'existentialisme est un humanisme, p. 21 à 24, Ed. Nagel
L'identité de la personne
L'être humain invente ses propes valeurs, c'est lui qui les détermine.
C'est par sa conscience que l'être humain donne un sens à sa vie en
créant ses valeurs. Parce qu'au départ l'être humain ne possède aucune
identité, valeur. En posant des actes qui le constituent et rendent son
existence signifiante. (encyclopédie de la jeunesse, 1979, p.567)
La liberté - L'être humain
Si on posait cette question à Sartre «qu'est-ce que l'être humain», il
répondrait «j'existe comme conscience de soi (pour soi) en tant que
liberté». (encyclopédie de la jeunesse, 1979, p.567) Puisqu'il n'y a
pas de nature humaine qui définirait tous les humains et puisque Dieu
n'existe pas, « l'homme est condamné à être libre ». (encyclopédie de
la jeunesse, 1979, p.567) La liberté est le pouvoir de la conscience de
« néantiser » (encyclopédie Grolier, 1979, p.447), c'est à dire
d'annihiler les divers déterminismes dont elle peut être l'objet. Cette
liberté, qui constitue l'être de l'homme, se manifeste dans tous les
actes qu'il pose. L'individu ne peut qu'être libre. En résumé, la
liberté est le pouvoir que détient la conscience de se soustraire à la
chaîne des causes et d'échapper aux déterminations naturelles.
Élément critique
Être le sujet de sa propre existence comme le propose l'existentialisme
sartrienne il ne faudra dorénavant plus utiliser des alibis comme «je
ne suis pas doué pour faire cela, mon environnement social m'a
conditionné à être ceci» Selon moi ce serait très difficile à atteindre.
Néanmoins, il faudrait beaucoup de courage et de persévérance pour
bâtir, construire sa vie, comme l'affirme l'existentialisme sartrienne.
La raison est qu'on ne pourrait plus blâmer la société, notre
environnement, ce serait de notre faute parce que nous sommes libres
d'agir comme bon nous semble. Cependant, grâce a cette «liberté
imaginaire» que nous possédons, elle «nous permet de masquer notre
paresse, notre impuissance, nos faiblesses, nos incapacités.
Voici les principaux principaux concepts de la philosophie de Sartre
- la liberé,
- la distinction entre l'essence et l'existence,
- l'engagement et la responsabilité,
- la mauvaise foi,
- les rapports avec les autres,
- l'identité de la personne,
- la conception de l'histoire,
- la conscience et l'intentionnalité
Historique de l'existentialisme
L'existentialisme est un mouvement philosophique qui prend l'existence
comme centre de réflexion. Soren Kierkegaard fut le premier penseur à
affirmer le primat de l'exitence. Il est né en 1812 et mourut 1855. Il
était d'origine Danois Philosophe et théologien, Soren Kierkegaard fut
le premier à mettre en scène l'existence subjective de l'homme au prise
avec la «problématiques de la foi, de l'angoisse et du désespoir».
Pour ceci il est le père de l'existentialisme. Par la suite, ce courant
philosophique a rassemblé plusieurs penseurs. Une des figures les plus
prestigieuses de la deuxième moitié du XXe fut Jean-Paul Sartre. Il est
né à Paris en 1905 et mourut en 1980. L'existentialisme a connu «retentissement considérable durant les années d'après-guerres». (Rowell
Vincent, p 231). Jean-Paul Sartre a élaboré une philosophie de l'être
humain où la notion de liberté et de responsabilité jouent un rôle
central. La montée nazisme et l'occupation de la France par les
Allemands causent, à Sartre, une grande désillusion. Mais cette déception
n'est pas une démission. Il cherche à revoir les pensées de Marx et de
Freud en accordant une place centrale à liberté humaine.
Les racines de la réflexion de Sartre sont d'influences complexes et
souvent contradictoires. Tout d'abord celle de la philosophie allemande: il faut mentionner ici Hegel, de Marx (théorie du travail humain et de
l'histoire), Husserl et Heidegger pour sa notion de Dasein,
d'être-dans-le-monde. Tous ces éléments influençaient Sartre. Cependant
Sartre hérite également de la philosophie de Descartes. Finalement, il
faut mentionner aussi que l'influence du philosophe danois Sören
Kierkegaard.
débat nature / culture
Selon l'existentialisme athée, on serait des êtres ni de culture et
ni de nature. Sartre dit que les sciences, comme la sociologie, la
psychologie, la biologie, etc., ne reflète pas bien l'être humain. Ce
qu'il veut dire, ils définissent l'individu comme «être social»
(Rowell, Vincent, p.234), comme «organisme conditionné par
l'environnement». (Rowell, Vincent, p.234). Toujours selon Sartre, il
n'y aurait pas de nature humaine. La raison est que «l'existant ne
peut être défini» (Rowell, Vincent, p.234), car , Satre affirme: «il
n'est d'abord rien» (Ld.1996. p. 29) Ce que je veux dire c'est que
l'être humain naît comme être de culture, par la suite il retrouve la
liberté en prennant conscience. Finalement, il est ni un être de culture
et ni un être déterminer.
Sommes-nous vraiment libres?
"L'existentialisme nous jette devant le mystère de l'existence
humaine". Cette conception apparaît véritablement au XIXe siècle et se
consolide par la suite durant toute l'époque contemporaine.
L'existentialisme est un mouvement philosophique qui prend l'existence
comme centre de réflexion. «Je pense donc je suis» (Sartre,1946,p57)
est le fondement de la conception philosophique existentialisme.
Autrement dit, «chacun connaît sa propre vérité» (encyclopédie de la
jeunesse, 1979, p.560) Cette même philosophie affirme que l'homme est
libre, qu'il n'est pas déterminé. C'est ce qu'il fait, ce qu'il choisit,
qui le fait devenir ce qu'il est. L'existentialisme dit que Dieu et la
nature humaine sont des «concepts inexistants». (Sartre,1946,p57)
L'homme doit trouver en lui ses propres valeurs et il doit décider par
lui-même les actes qu'il commettra. Cela veut dire que cette conception
est la prise de conscience que l'homme doit prendre sur lui-même ses
valeurs et son existence. «La raison doit avouer son impuissance devant
la liberté, l'absurdité, la solitude, la mort, l'échec, l'amour, le
souci quotidien ou l'aliénation».( encyclopédie de la jeunesse, 1979,
p.560) Cette conception philosophique révèle ce drame dans lequel «l'homme est jeté» (encyclopédie de la jeunesse, 1979, p.564) et pour
lequel il «cherche une signification» (encyclopédie de la jeunesse,
1979, p.563). Malgré ses thèmes, cette conception ne mène pas du tout au
pessimisme. Cest à dire, l'homme est seul, certe ,mais il a «sa liberté
grâce à laquelle il fait son histoire et celle d'autrui». En bref,
puisqu'il n'y a pas de nature humaine qui définirait tous les humains et
puisque Dieu n'existe pas, «l'homme est condamné à être libre»
(Sartre) La liberté est le pouvoir de la conscience de «néantiser»,
c'est à dire d'annihiler les divers déterminismes dont elle peut être
l'objet. Cette liberté, qui constitue l'être, se manifeste dans tous les
actes qu'il pose. Selon Sartre «l'individu ne peut qu'être libre».
L'être humain est pleinement responsable des ses actes. L'individu ne
peut justifier d'être ceci ou cela en invoquant des causes. Si je
poursuis l'analyse à l'aide d'une illustration concrète, prenons
l'exemple d'un cycliste. Le cycliste est libre de faire de la
compétition ou pas n'en faire, lui seul décide. Il est libre de
continuer ou d'arrêter la pratique de son sport. Il est libre de
s'entraîner ou ne pas s'entraîner. Le cycliste est libre de tous les
actes qu'il pose dans son sport comme ailleurs. Il est responsable de son
succès comme ses échecs.
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