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Gandhi
présenté par Ben'J
Gandhi, Mohandas (1869-1948), penseur, homme politique et dirigeant
nationaliste indien, au rôle déterminant dans la lutte pour
l'indépendance de l'Inde sous l'Empire britannique, et qui, par son
charisme exceptionnel et sa célèbre doctrine de la résistance passive,
eut une influence intellectuelle bien au-delà des frontières de son
pays.
Mohandas Gandhi
Histoire de Gandhi
Vie de jeunesse et premiers combats
Né à Porbandar, dans l'État moderne
du Gujarat, le 2 octobre 1869, Mohandas Gandhi était issu d'une famille
politiquement influente, ses deux grands-pères ayant été les Premiers
ministres de deux petites principautés voisines. Il se rendit à Londres
en 1888 pour étudier le droit, laissant derrière lui sa jeune femme, fut
admis au barreau trois ans plus tard, et revint en Inde où il commença
sa carrière de juriste. En 1893, il partit pour l'Afrique du Sud afin
d'y travailler comme conseiller légal d'une firme indienne. Les vingt et
une années qu'il passa dans cet État marquèrent un tournant crucial dans
son existence. Victime de la ségrégation raciale, il prit le parti des
opprimés, et lutta contre les injustices que subissaient les communautés
indiennes et africaines. C'est au cours de ce combat, où il n'hésita pas
à contourner les lois à ses risques et périls, qu'il élabora une
nouvelle méthode de lutte contre l'iniquité : la résistance non violente
ou satyagraha (la force de l'âme). Il parvint ainsi à améliorer les
conditions sociales de ses compatriotes, obtenant par exemple la
reconnaissance des mariages indiens et l'abolition du suffrage
censitaire imposé à cette minorité. Pétri de culture indienne et
occidentale, il s'engagea également dans une réflexion profonde sur sa
propre religion et celles des autres peuples, prenant ce qu'il
considérait être le meilleur de chacune. Il commanda une unité de la
Croix-Rouge pendant la guerre des Boers et fonda près de Durban une
commune organisée d'après les idées de Léon Tolstoï.
Revenu en Inde en 1914, il appuya les Britanniques durant la Première
Guerre mondiale avec l'idée de gagner l'indépendance de son pays. Après
avoir voyagé à travers toute l'Inde, il devint bientôt le dirigeant
incontesté du Mouvement nationaliste indien. Presque à lui seul, il
transforma le Congrès national indien, parti de classes moyennes et
supérieures, en une puissante organisation nationale, ouverte à toutes
les catégories sociales. À la suite du massacre d'Amritsar en 1920, il
entreprit une campagne nationale de désobéissance civile, de
non-coopération avec le gouvernement de l'Inde britannique et de boycott
des produits britanniques, ce qui lui valut un premier emprisonnement de
deux ans de 1922 à 1924.
À partir de 1925, convaincu que l'indépendance
ne pouvait se faire sans une transformation morale et sociale radicale,
Gandhi lança la campagne bonne volonté, un programme de lutte contre les
préjudices sociaux vis-à-vis du travail manuel, et des intouchables
auxquels, quoique lui-même de caste supérieure, il s'identifia toute sa
vie. Il encouragea la valorisation des langues indigènes et le retour à
la filature manuelle comme moyen de subsistance pour les populations
paupérisées.
Ascète épris de spiritualité, riche des traditions
indiennes et de la culture moderne occidentale, Gandhi donna alors à
l'hindouisme une inflexion politique et sociale nouvelle, inspirée par
d'autres civilisations. Il améliora la méthode du satyagraha et élabora
ce qu'il appelait la science nouvelle de la non-violence. Il s'agissait
de convertir moralement l'adversaire par une délicate chirurgie de
l'âme.
En 1930, le Mahatma (du sanskrit, grande âme), ainsi surnommé par
le poète Rabindranath Tagore, amorça une nouvelle phase dans la campagne
de désobéissance civile en appelant au boycott des impôts, sur le sel en
particulier, et en lançant la célèbre marche à la mer.
Des milliers
d'Indiens suivirent Gandhi d'Ahmadabad à la mer d'Oman, d'où ils
tirèrent du sel en évaporant de l'eau de mer.
Suite à cet acte de défi
hautement symbolique, Gandhi fut de nouveau arrêté.
Relâché en 1931, il
ne fit cesser la campagne que lorsque les Britanniques accédèrent à ses
demandes.
En 1932, Gandhi entreprit de nouvelles campagnes de
désobéissance civile contre les Britanniques. Deux ans plus tard, il
abandonna officiellement son action politique et il fut remplacé à la
tête du parti du Congrès par Jawaharlal Nehru. Il effectua ensuite une
grande tournée dans toute l'Inde, enseignant et encourageant la réforme
sociale.
En 1939, il reprit son action politique active, combattit le
mouvement de fédération des principautés indiennes avec le reste de
l'Inde, entrepris par les Britanniques, et tenta de rapprocher les
différentes communautés religieuses indiennes. Le jeûne constituait une
arme de conviction efficace, Gandhi menaçant de se priver de nourriture
jusqu'à ce que mort s'ensuive si les clivages castiques et religieux
entre hindous et musulmans ne disparaissaient pas.
Lors de la Seconde
Guerre mondiale, le parti du Congrès et Gandhi décidèrent de ne pas
soutenir la Grande-Bretagne à moins d'une indépendance complète et
immédiate.
Même après l'entrée en guerre du Japon, Gandhi refusa
d'accepter la participation indienne. Lançant le mot d'ordre quit India
(abandonnez l'Inde), il fut interné en 1942 mais libéré deux ans plus
tard en raison de sa santé déficiente. Le gouvernement britannique
accepta l'indépendance en 1944, mais à condition que le parti du Congrès
et la Ligue musulmane règlent leurs différends.
Si l'Inde put proclamer son indépendance le 15 août 1947, Gandhi ne vit
que partiellement récompenser la lutte de toute une vie : contre ses
voeux, la partition de l'Inde et du Pakistan en deux États indépendants
eut bien lieu. Les sanglantes émeutes qui déchirèrent les communautés
hindoue et musulmane marquèrent les limites de la non-violence.
Durant
la guerre civile (1946-1947), Gandhi tenta au péril de sa vie d'apaiser
les haines, d'arbitrer le conflit et de restaurer un climat d'humanité.
Il réussit par ses jeûnes à faire cesser les violences à Calcutta et New
Delhi.
Lorsque le gouvernement de l'Inde indépendante décida, avec
l'assentiment populaire, de renier sa promesse de donner au Pakistan sa
part des biens, il fit front au pays tout entier et réussit, en jeûnant,
à calmer les tensions. Cela irrita profondément une partie des
nationalistes hindous : l'un d'entre eux, après s'être respectueusement
incliné devant lui, l'assassina lors d'une réunion de prière le 30
janvier 1947.
Conceptions morales et philosophiques
L'originalité et la force de conviction exceptionnelle de Gandhi repose
sur une savante combinaison entre le politique, le religieux, un
ascétisme et une philosophie toute personnelle. Luttant déjà
simultanément sur les fronts sociaux, économiques, et politiques, Gandhi
entreprit une bataille encore plus acharnée sur le plan personnel.
Déterminé à s'élever vers la perfection, il tenta d'atteindre un
contrôle total de son corps.
Dès 1901, il se livra à des expériences
audacieuses de maîtrise de soi sur le plan sexuel. Rejetant la
"!couardise!" du célibat des religions traditionnelles, il vécut parmi
ses associées féminines et se donna pour but d'explorer les limites
extrêmes de la sexualité afin de démontrer qu'il était possible
d'atteindre une innocence "!absolue!", semblable à celle des enfants. La
pensée morale et politique de Gandhi est fondée sur une métaphysique
relativement simple.
Pour lui, l'univers est dirigé par une Intelligence
ou Principe suprême qu'il appelle satya (Vérité) ou, pour sacrifier aux
conventions, Dieu. Ce principe est incarné dans tous les êtres vivants,
et surtout chez les êtres humains, sous forme d'une âme ou esprit
conscient de lui-même. Puisque tous les hommes participent de l'essence
divine, ils sont "!fondamentalement un!". Ils ne sont pas simplement
égaux mais identiques, de sorte que l'amour est la seule forme de
relation acceptable entre eux.
De façon positive, l'amour signifie
s'inquiéter et prendre soin des autres et se dévouer tout entier à la
tâche d'essuyer toute larme de chaque oeil.
De façon négative, il
implique l'ahimsa ou non-violence. La pensée politique et sociale de
Gandhi, y compris sa théorie du satyagraha, est toute entière une
tentative d'appliquer le principe d'amour dans tous les domaines de la
vie. L'État représente la violence sous forme concentrée. Synonyme
d'obligations et d'uniformité, il sape l'esprit d'initiative et la
confiance en soi, et enlève toute humanité à ses sujets.
Conceptions politiques et sociales
Ces conceptions ont conduit Gandhi à élaborer une utopie de la société
non violente.
Nécessaire à l'organisation sociale, l'État
doit être structuré de manière à réduire au minimum les moyens de
coercition et à laisser le plus de marge possible à l'initiative
privée. Une société véritablement non violente serait constituée de
manière fédérale et composée de petites communautés
villageoises autonomes et relativement autarciques, s'appuyant
principalement sur les pressions morales et sociales. Les
policiers y seraient, par exemple, des sortes d'assistants sociaux
bénéficiant de la confiance et de l'appui de la communauté
locale. De même, le crime y serait traité comme une maladie, non par la
punition mais par la compréhension et l'aide. L'armée
disparaîtrait, la résistance passive tenant lieu de défense contre tout
envahisseur. La règle du consensus remplacerait celle de la
majorité non respectueuse de l'intégrité morale de la minorité. Ce
consensus devrait être obtenu par une discussion rationnelle,
véritable processus d'approfondissement et d'élargissement de la
conscience des participants. Dans le cas d'un impossible
consensus, la majorité déciderait de la question, pour des raisons
administratives et pratiques. Si un citoyen était moralement
troublé par une décision de la majorité, il aurait le droit d'en être
exempté et même de lui désobéir.
La résistance passive est un
droit "!moral!". L'abandonner, c'est perdre le respect de soi-même et
son intégrité. La société non-violente se doit également
d'assurer la sarvodaya, la croissance ou l'élévation de tous ses
citoyens.
La propriété privée dénie l'identité ou l'unicité de tous
les hommes et elle est, par là, immorale. Pour Gandhi, c'est un péché
contre l'humanité que de posséder des richesses
superflues alors que d'autres ne parviennent même pas à satisfaire leurs
besoins vitaux. Puisque la propriété privée existe déjà
et que les hommes y sont attachés, il pensait que les riches ne
devraient prendre que ce dont ils avaient besoin et garder le reste
en dépôt pour la communauté. Il suggéra ensuite de forcer la mise en
oeuvre de ce fidéicommis par la pression sociale
organisée, et même par des lois. Des impôts élevés, des droits
d'héritage limités et la nationalisation sans compensation des
terres et de l'industrie lourde permettraient de créer une société juste
et égale.
Influence de la pensée de Gandhi
L'influence intellectuelle de Gandhi sur ses compatriotes fut
considérable. Certains étaient séduits par la décentralisation
politique et économique qu'il préconisait, d'autres par l'importance
qu'il attachait à la liberté individuelle et à l'intégrité morale,
d'autres encore par son satyagraha et son activisme politique. Certains
spécialistes expliquent l'absence de mouvement politique
véritablement radical en Inde par l'influence de Gandhi. On peut
également penser qu'il est parvenu à cultiver l'esprit de
non-violence et à encourager des habitudes d'autosuffisance collective,
tout en établissant les fondations d'un gouvernement
démocratique stable.
Les idées de Gandhi se sont également fortement
répandues hors de l'Inde, inspirant les mouvements non
violents, communautaires et de retour à la nature caractéristiques des
hippies des années 1960-1970 en particulier.
Droits bafoués dénoncés par Gandhi
Article 1&2) Tous les humains naissent libres et égaux... Chaque individu
possède tous les droits et libertés décrits dans la
déclaration sans distinction de race, de couleur, de langue, de sexe, de
religion, d'opinion... Gandhi a dénoncé l'esclavagisme et
les droits que l'on refusait aux femmes et que l'on accordait aux
hommes.
Article 4) L'esclavage et la traite des esclaves sont
interdits. Gandhi dénonçait ceux qui méprisait les intouchables et se
considérait comme l'un d'eux.
Article 12) Toute personne a
droit au respect de sa vie privée, de sa famille, de son domicile et de
sa correspondance, à son honneur et à sa réputation.
Gandhi a manifesté en Afrique du sud contre le fait que tous les gens de
couleurs devaient portés un passeport et les policiers
avaient le droit d'entrer chez ces gens sans avertir.
Article 23) 1)
Toute personne a droit au travail, au libre choix de ce travail,
à des conditions de travail équitables et satisfaisantes... Gandhi
manifestait en Inde avec les travailleurs des mines sous-payés.
Gandhi un homme qui ressemblait à Jésus
Par ses paroles et surtout par ses actions, Gandhi ressemblait beaucoup
à Jésus de Nazareth.
Tout comme le Christ,
Monhandas n'était pas apprécié par les autorités locales mais beaucoup
par le peuple et n'avais aucun préjuger. Il appréciait
autant les Hindous, les Musulmans et les Anglais. Jésus aimait les
Chrétiens, les païens les Romains tous autant les uns que les
autres.
La doctrine de Gandhi venait de Jésus: "Si on te frappe sur la
joue droite, présente lui ta joue gauche.". Tous les deux ils
pardonnaient toujours à leurs prochains.
Mais la plus importante
ressemblance est leur non-violence. Jamais Jésus et Gandhi
n'ont utilisé la violence. Par contre, il est arrivé à Gandhi d'utiliser
l'agressivité tout comme Jésus.
Comme on le remarque dans
un passage du film "Gandhi", il parle avec agressivité et menace sa
femme mais jamais il ne l'a frapper ou injurier. S'il a fait cela
ce n'était que pour la remettre dans le droit chemin et non pour lui
faire du tort.
Gandhi un homme divin
De tout le vingtième siècle, Gandhi est probablement celui qui a le plus
marqué positivement notre monde. Personne d'autre que
lui n'aurait osé penser conquérir un pays sans même se battre. Non
seulement il ne se battait pas mais il endurait les coups. Si
Jésus avait été Hindou, il aurait été Gandhi. Cet homme n'a pu venir que
d'un endroit: le ciel.
Bibliographie
Gandhi, Mohandas, Microsoft encarta 97
Gandhi, le film
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