LES MONTGOLFIÈRES

HISTORIQUE LEXIQUE SUR LE NET LECTURES À FABRIQUER

* Voler, flotter, planer, naviguer dans l'air pour se déplacer, se dépasser, aller plus loin ou plus haut, plus vite ou plus paisiblement, pour prendre le temps d'avoir la tête dans les nuages, les "objets volants" sont nombreux aujourd'hui. ... et nous n'en sommes qu'au début n'est-ce pas?!!

PETIT HISTORIQUE DE LA MONTGOLFIÈRE


* Joseph Montgolfier, né en 1740, avait une véritable passion pour les nouvelles machines très à la mode à l'époque. Avec son frère cadet, Etienne, ils avaient souvent rêvé au vol humain. Ils avaient même déjà imaginé de capturer les nuages dans une espèce d'enveloppe et d'y suspendre un panier. Cependant ils ne savaient pas comment réaliser cette idée.
Ainsi, quand Joseph parvint à gonfler sa chemise en la tenant par le col au dessus du feu dans sa cheminée, il se dit immédiatement qu'il venait d'avoir une idée de génie. Il fit part de sa découverte à Etienne et tous deux commencèrent à imaginer la forme qu'il pouvait utiliser pour construire un ballon pour leurs premières expériences.
Pour commencer, après quelques essais "en chambre", ils fabriquèrent un globe d'un mètre cube, en soie. Ils le chauffèrent au-dessus d'un feu, et ce globe décolla d'une trentaine de mètres. Ces évènements eurent lieu en novembre 1782. On peut les considérer comme la naissance de l'aérostation.

Le 14 décembre 1782, un globe de 3 m3 chauffé à la paille mouillée mélangée à de la laine et du papier s'élève au-dessus de l'usine de Vidalon à Annonay.
Le 25 avril, un globe de 800 m3 s'élève à 400 m d'altitude.

Jusque là, ils avaient travaillé secrètement dans leur jardin, mais à mesure que l'altitude des vols augmentait, ils avaient peur que leurs voisins ne découvrent leurs expériences et qu'ils leurs... "volent" l'idée: ils décidèrent donc d'organiser un envol public de leur ballon sur la place principale d'Annonay, devant des gens dignes de confiance qui pourraient leur servir de témoins pour certifier que les Montgolfier étaient bien à l'origine de l'idée.
Les deux frères présentent en public leur machine aérostatique le mercredi 4 juin 1783 devant les états particuliers du Vivarais réunis en assemblée à Annonay.
Ils construisirent un ballon de 900 m3
La machine installée place des Cordeliers est constituée de toile de coton cousue sur des feuilles de papier, découpée en fuseaux assemblés par des boutonnières. Elle est maintenue verticale par des mâts. Ils y suspendirent une nacelle remplie de paille et de laine. Quand une chaleur suffisante fut générée pour soulever le ballon, ils coupèrent les cordes et le ballon s'envola, montant jusqu'à 10000m. environ lors d'une ascension de 10 mn.
* Les témoins du vol certifièrent son authenticité. Un procès verbal fut dressé et les frères Montgolfier purent écrire à l'Académie des Sciences à Paris pour être officiellement déclarés comme étant les premiers à avoir construit un objet "volant": l'aérostation était née.
Quand le ballon se refroidit, une dizaine de minutes plus tard, il atterrit dans un champ et commença à brûler à cause du feu résiduel dans la nacelle. Malheureusement, les paysans qui travaillaient dans ce champs furent effrayés par cet engin étrange venu du ciel, et ils ne firent rien pour éteindre le feu. Par conséquent le prototype fut entièrement détruit par le feu.

L'Académie des Sciences les invita alors à Paris pour qu'ils fassent une démonstration. Etienne se rendit donc, en août 1783, à Paris. Il y recontra quelques physiciens intéressés par son invention, et en particulier Pilâtre de Rozier, qui allait devenir le premier homme volant en ce qui ne s'appelait pas encore une "montgolfière".

À la même époque le physicien Jacques Alexandre Charles construisait un ballon gonflé à l'hydrogène. Jacques Alexandre Charles était un physicien renommé. Il pensait que les frères Montgolfier avaient, lors de leur démonstration du 4 juin 1783, utilisé l'hydrogène pour le gonflement de leur aérostat. Il voulait lui aussi faire s'élever un ballon dans les airs pour effectuer des expériences de physique. Il eut recours aux frères Robert pour fabriquer un ballon de 4 m de diamètre, "le Globe", qui, le 27 août 1783, s'élèva du Champ de Mars et se posa à Gonesse, au nord du Bourget. Cet aérostat ne s'appelait pas encore une "charlière".

* Après avoir effectué plusieurs expériences de vols captifs dans les jardins du papetier Réveillon à Paris, Etienne décide alors de franchir une étape supplémentaire, c'est-à-dire d'entreprendre un vol humain.

Pilâtre de Rozier se proposa pour être le passager, mais c'était considéré comme trop dangereux, car les effets de telles variations d'altitude sur un organisme vivant n'étaient pas alors connus. Par conséquent, ils choisirent de prendre un canard, un coq et un mouton pour ce premier vol habité. Cela eut lieu le 19 septembre 1783 à Versailles. Le Roi de France - Louis XVI - assista au vol. On mit les trois animaux dans un panier supendu à l'enveloppe. Les animaux furent récupérés sains et saufs à Vaucresson (3 km) après un vol de 3 à 8 mn; le mouton étaient même en train de paître tranquillement. Quant au coq, s'il revint avec une aile écorchée, il le dut, dit-on, à une brusquerie du mouton...
La preuve était donc faite que des êtres vivants -outre les oiseaux bien- sûr- étaient capable de voler sans danger

* Le mercredi 15 octobre 1783, dans les jardins de la rue de Montreuil, Pilâtre de Rozier opéra le gonflement de la "montgolfière" et montant dans la galerie circulaire attachée au ballon, il se fit élever à l'état captif jusqu'à l'extrémité des cordes qui avaient environ 25 mètres de longueur. Le vendredi 17 on répéta les mêmes expériences; une foule composée de la plus brillante société de Paris envahit les jardins. Le ballon s'éleva cette fois jusqu'à une hauteur de 108 mètres.
Le seul frein à un vol humain était Louis XVI, qui, se sentant responsable de la vie de ses sujets interdisait un tel vol. A force de négociations, il finit par donner l'autorisation, mais refusa d'y assister. Les frères Montgolfier ne volèrent pas eux-mêmes car ils avaient promis à leur père qu'ils ne voleraient jamais dans leur ballon. Ce dernier n'était en effet pas convaincu de la sécurité de leur invention. Pilâtre de Rozier fut donc choisi pour le vol. Il y eut un passager supplémentaire, le marquis d'Arlempdes, pour équilibrer la nacelle. Le panier était divisé en trois parties: les deux parties latérales contenaient les passagers, et le brûleur était au milieu. De plus les deux passagers pouvaient alimenter le feu avec de la paille pour contrôler l'altitude du ballon. * Le vol eut lieu le 21 novembre 1783, une date qui entra dans l'Histoire.
En fait, il semble que Pilâtre avait un sens très développé pour manoeuvrer le ballon. Il sentait avec beaucoup de justesse à quel moment il devait être chauffé ou refroidi alors que le marquis d'Arlempdes n'était pas très actif, plus occupé à admirer Paris vu du ciel.

Ainsi Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlempdes, à bord d'un aérostat de 2200 m3 concu par Etienne Montgolfier, s'élevèrent du château de la Muette à Paris et atterrirent à la Butte aux Cailles (10 km) après un vol de 25 mn, atteignant 1000 m d'altitude, en alimentant le fourneau de l'aérostat - un brasero retenu par des chaînes à l'enveloppe en papier - à l'aide de paille humide, de vieux chiffons et de viande en décomposition.
Les frères Montgolfier avaient donc remporté la victoire du premier vol humain.
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Le 1er décembre 1783, de leur côté, le professeur Charles et Robert s'envolent à leur tour des Tuileries à Paris devant 400 000 personnes avec un aérostat de leur fabrication: leur ballon "à hydrogène". Ils effectuent un vol de deux heures qui les porte à Nesle-la-Vallée. Charles après l'atterissage dépose son compagnon et effectue une ascension à trois mille mètres! Il n'est plus jamais monté en ballon par la suite.
Charles avait déjà construit le ballon à gaz parfait: enveloppe vernie, filet, nacelle en osier, appendice de gonflement, soupape, lest et ancre. La nacelle contenait mêmt un baromètre et des instruments météorologiques.

En 1784 une femme vola pour la première fois. ce fut Mme Tible.

En 1784 toujours les ascensions se succèdent à Lyon, Dijon, Marseille, Strasbourg et à travers l'Europe. À Lyon, Joseph Montgolfier effectue le premier vol "commercial", embarquant avec lui 7 personnes.
De nombreux essais et expériences scientifiques sont effectuées dans les années qui suivent pour améliorer les performances de la montgolfièrecar les pilotes d'aérostats se mirent alors en tête de réaliser un nouveau rêve: traverser la Manche.

Pilâtre se construisit un ballon qui, en plus de l'air chaud, comportait un petit ballon gonflé d'hydrogène. Malgré les conseils de Montgolfier, qui trouvait cela trop dangereux, il quitta la France en janvier 1785. Après quelques minutes de vol, la flamme du brûleur vint lécher le petit ballon d'hydrogène et l'enveloppe prit feu immédiatement. Le ballon mixte plongea et Pilâtre volait trop haut pour survivre à la chute. Après avoir été le premier homme à voler, Pilâtre devint la première victime du vol en montgolfière, la première catastrophe aérienne.

*Lorsque la montgolfière de Pilâtre de Rozier et du marquis d'Arlempdes survole Paris en novembre 1783, le jeune André-Jacques Garnerin est au nombre des dizaines de milliers de Parisiens qui assistent ébahis à ce premier vol humain. La passion de l'air ne le quittera plus. Avec son professeur, le physicien Jacques Charles, inventeur de l'aérostat à hydrogène, le jeune homme va effectuer plusieurs ascensions en ballon. A Paris, fin 1796 et début 1797, Garnerin construit à son tour un aérostat à hydrogène et réalise une série d'ascensions en captif puis deux vols libres. Au cours du second, il jette son chien, muni d'un parachute en demi-sphère, qui retrouve la terre ferme sans dommage.
Le 22 octobre 1797, Garnerin convie le Tout-Paris pour assister au premier saut humain en parachute. A 17 h 29, à 200 toises de hauteur (400 mètres), Garnerin, qui a pris place dans une nacelle d'osier accrochée sous un parachute en demi-sphère, coupe la corde reliant le parachute à son ballon à hydrogène. Les spectateurs, affolés par les oscillations de son engin durant la descente craignent le pire. Bilan: une simple entorse à l'arrivée.
Jeanne Labrosse, son élève devenue son épouse, sera la première femme à sauter en parachute, le 12 octobre 1799. Sa nièce, Elisa, entamera en 1815 une longue carrière de parachutiste marquée par 39 sauts. Pendant les quatre années suivant son exploit, Garnerin accomplira de nombreuses ascensions en aérostat, ponctuées de sauts fréquents en parachute devant des spectateurs payants. Il meurt le 23 août 1823, frappé à la tête par une grosse poutre en préparant une plate-forme d'envol.

Le XIXe siècle voit le développement des ascensions scientifiques. Le but est alors de monter le plus haut possible afin d'effectuer des prélèvements d'air en vue de les analyser.
En juin 1802, une ascension est effectuée par Humboldt et Bompland; ils firent de nombreuses observations sur la température et la pression barométrique.

Les ballons ont aussi rapidement été utilisés dans le cadre de fêtes. Un ballon est lancé par exemple le jour du sacre de Napoléon 1er avant de s'abattre le lendemain à proximité de Rome.

En 1836, l'aéronaute anglais Green réalise la première traversée de grande longueur (800 km entre l'Angleterre et le duché de Nassau. Les ascensions scientifiques se poursuivent à des altitudes toujours plus élevées.

* En 1858, Nadar, journaliste, caricaturiste, photographe, peintre, prend la première photographie aérienne depuis un ballon captif.
Nadar fait construire le ballon "le Géant" de 6000 m3. Les ascensions publiques doivent assurer des recettes.
Le premier envol a lieu au Champ-de-Mars le 9 octobre 1863 et se termine près de Meaux.
Le 18 octobre, le Géant part de Paris avec neuf passagers. Il parcourt 600 km en 16 h et se pose à Hanovre mais subit un traînage de 16 km. "Le Géant" ascensionne encore à Bruxelles, Lyon, Amsterdam mais les recettes sont loin de couvrir les dépenses.

C'est à l'Exposition de 1867 que Giffard installe son premier grand ballon captif à vapeur de 5 000 mètres cubes, qui connaît un grand succès et où l'impératrice elle-même tient à monter.
* Ces ballons captifs publics, seront pendant une quarantaine d'années l'attraction classique des expositions et qui permettront à des dizaines de milliers de personnes d'effectuer leur "baptême de l'air".
En 1868 et 1869, il installe successivement à Londres deux ballons captifs de 10 500 et 12 000 mètres cubes.

Au cours du siège de Paris, en 1870, Nadar propose ses services et son matériel pour observer les mouvements de l'ennemi. Il organise le premier départ en ballon. À ce moment là les ballons libres sont le seul moyen de maintenir les communications avec la province. Nadar, après avoir utilisé les ballons en captif pour observer les mouvements ennemis, organise le premier départ, place Saint-Pierre à Montmartre. Du 23 septembre 1870 au 28 janvier 1871, 66 ballons quittent Paris. Ils transportent 168 personnes, 400 pigeons et 11 tonnes de courrier (2 500 000 lettres). Le plus illustre passager des ballons est le Ministre de l'Intérieur Léon Gambetta qui part à bord de "l'Armand Barbès" le 7 octobre 1870.

En 1878, le clou de l'Exposition est le colossal captif que Giffard place dans la cour des Tuileries: ce ballon détint longtemps tous les records de dimension. Il contient 25 000 mètres cubes d'hydrogène pur, il a un diamètre de 36 mètres et une hauteur de 55 mètres. La nacelle, de 6 mètres de diamètre, peut enlever à chaque ascension 50 voyageurs à 600 mètres. Du 10 juillet au 4 novembre 1878, le grand ballon emmène 35 000 passagers sans aucun incident notable.
Le ballon captif devient très populaire et tous les journaux de l'époque s'émerveillent du spectacle :
"Le grand ballon! qui ne le connaît pas. De tous les quartiers de Paris on l'aperçoit, dans l'enfilade d'une rue, au-dessus d'un toit, de la Bastille à l'Arc de Triomphe, partout apparaît le colosse. C'est le phénomène familier : le vieux savant le suit de l'oeil, les mères le montrent à leurs enfants, les maris à leurs femmes (...). Un colosse est toujours populaire." (in Le Panthéon de l'Industrie du 30 septembre 1878).
Exploité encore en 1879, il est ouvert au sol par un ouragan.

A la suite de l'incroyable exploit d'Henri Giffard, les ballons captifs essaiment à travers le monde. Pilote de Giffard, Louis Godard est sans doute un des plus grands fabricants de cette époque. De 1884 à 1899, Louis Godard emploie des ballons captifs dans de nombreux endroits: Nice, Turin, Barcelone, Buenos-Aires, Rome, Copenhague, Chicago, Mexico, Budapest, Leipzig, Le Caire, Genève

La fin du XIXe siècle est marquée par l'envoi de ballons-sondes à des altitudes très élevées toujours dans le but de prélever des échantillons d'air. Cette idée datait de la fin du XVIIIe siècle mais ne fut réalisée qu'à partir de 1892.

L'exposition universelle de 1900 voit l'organisation de nombreux concours de ballons. Plusieurs exercices sont réalisés; il s'agissait d'abord de franchir la plus grande distance possible en un minimum de temps. Ensuite, des épreuves d'altitude sont organisées. Enfin, des épreuves d'atterrissage sont proposées

Puis le règne des "plus légers que l'air" (gonflés à l'hydrogène, l'air chaud et bientôt l'hélium) semble alors s'arrêter.
Dans les années 1930, certains incidents viennent ternir encore l'image des dirigeables, comme l'explosion du zeppelin Hindenburg. Ce type de déplacement aérien ne semblait pas pouvoir résister face à la nouvelle vague qui était en train de déferler : celle des "plus lourds que l'air", les avions.

De 1900 à 1930, quelques montgolfières survivent.
L'usage d'une montgolfière est signalé en Suisse, lors d'une représentation en plein air du Cirque Knie, comme support pour un trapéziste!

Les recherches scientifiques se poursuivent malgré tout. Louis Godart met au point un brûleur à pétrole ainsi que Cornier et Japy.
Le 27 mai 1931, Auguste Piccard devient le premier homme à entrer dans la stratosphère à bord d'une capsule sphérique pressurisée de son invention, emportée par un ballon à gaz.
En 1937, le professeur Piccard et Hay Cosyns font les essais d'un brûleur à propane.

L'idée renait et peut se développer grâce à l'apparition de matériaux nouveaux. Enfin, Ed Yost et Don Piccard créent Raven-Industrie. La montgolfière moderne est née et va, quelques années après, parvenir en Europe sous sa forme actuelle.

Avec la guerre, les troupes d'obervateurs en ballons (captifs, pour l'artillerie) sont dissoutes et tous les ballons stockés dans un hangar.
En 1945, ils sont en piteux état: la toile caoutchoutée a mal supporté le stockage. Quasi neuf, le "Forsanose" est en meilleur état. On décide de le transformer en montgolfière, munie d'un brûleur à pétrole.
Le 28 septembre 1946, Ernst Huber et Hans Fehr effectuent le premier vol à bord d'un ballon à air chaud moderne.
En 1951, J.A. Contes construit une montgolfière à Akron aux USA.
En 1959, la NASA effectue des essais pour la récupération des pilotes abattus au Vietnam, à l'aide d'une enveloppe de nylon et d'un brûleur.

Avec l'apparition du nylon et du brûleur à propane, l'idée fera son chemin. Un constructeur britannique de ballons, Don Cameron, réinvente la "rozière". L'hélium remplace l'hydrogène, les brûleurs à propane, le brasero et les matériaux du 20e siècle font le reste: le système devient sûr, efficace et permet à son concepteur de tenter en 1978 la traversée de l'Atlantique.

Puis, en 1992, c'est à Bertrand Piccard et Wim Verstraeten de gagner la course à travers le même Atlantique.

C'est donc tout naturellement qu'ils ont adopté des brûleurs à kérosène et ont fait appel à la même technique et au même constructeur pour leur dernière tentative réussie de tour du monde avec le Breitling-Orbiter 3, une rozière!... et non une montgolfière.

historique établi à l'aide des sites suivants: http://messel.emse.fr/~tdaurat/montgolf/montgolfiere.html - http://montgolfiere-france.com/fram-his.htm - http://clg-pilatre-de-rozier.scola.ac-paris.fr/pilatre.htm - http://messel.emse.fr/~tdaurat/montgolf/montgolfiere.html - http://emoo.imaginary.com/staf/staf9597/grob/divers/1798/aerosta.html - http://www.infoscience.fr/dossier/aviation/aviation1.html - http://bienpublic.com/rubriq/regard/parach.html - http://www.aerophile.com/paris/paris.htm - http://www.lapresse.ch/ARCHIVES/arch96/piccard.htm

LEXIQUE


Aéronefs : selon la définition de la Fédération Internationale Aéronautique, les aéronefs se divisent en aérostats moins lourds que l'air et aérodynes, plus lourds que l'air. Les aérostats naviguent sur les courants d'air, les "jet stream", ou flottent et les aérodynes volent.

Aéroplane est celui qui se soutient grâce à ses plans, c'est-à-dire grâce à ses ailes, l'aérostat celui qui reste stable dans l'air

Aérostat : enveloppe remplie d'un gaz plus léger que l'air, propulsée. par le vent et non dirigeable.

Air chaud: comme l'électricité était à la mode en 1783, les frères Montgolfier étaient persuadés que c'était un phénomène électrique dû à la fumée qui faisait voler leur invention! C'est le physicien genevois Horace Bénédict de Saussure qui, dans un mémoire qui leur est adressé, démontre le premier que c'est l'action de l'air chaud et non l'électricité qui fait voler les montgolfières.

Avion: le mot "aéroplane" servait à définir les appareils militaires jusqu'à la décision d'un ministre de l'air d'appeler les aéroplanes "avions" en hommage à Clément Ader qui avait appelé ses premiers aéroplanes: "Avion 1 - Eole", "Avion 2 - Zéphir" et "Avion 3 - Aquilon"; avion pour "avis" qui est le nom latin de oiseau, et Eole, Zéphir et Aquilon qui sont des noms des vents, Eole étant même le dieu du vent.

Ballon à gaz ou charlière : Un ballon à gaz est un aéronef de la classe des aérostats. Il paraît souvent assez grand mais ceci est dû au fait de l'éloignement de la nacelle et du ballon. En fait, l'enveloppe est bien plus petite que celle d'un ballon à air chaud car la force ascensionnelle d'un gaz comme l'hélium ou l'hydrogène est plus importante que celle de l'air chaud. Il est composée de deux grandes parties : une enveloppe de toile caoutchoutée imperméable retenant le gaz, une nacelle d'osier et de rotin tressé
On l'appelle aussi "charlière" du nom de son inventeur, Jacques Charles ou, plus rarement, "robertine", du nom de ses constructeurs, les frères Robert

*Brûleurs
Il délivre une flamme dirigée avec précision de 3 à 6 mètres de haut rentrant à l'intérieur de l'enveloppe par la partie inférieure ouverte "bouche". Placé sur le cadre de charge, le brûleur est orientable. Une canalisation souple le relie à des réservoirs cylindriques en aluminium ou en acier, qui contiennent chacun de 20 à 35 kg de propane liquide. L'ouverture des vannes libère le propane, qui circule dans un serpentin et, sous l'effet de la chaleur, le distribue aux gicleurs, d'où il se diffuse pour se mélanger à l'air ambiant et s'enflammer au contact d'une veilleuse. À propane, à pétrole, à kérosène, le brûleur chauffe l'air contenu dans le ballon à la manière d'un brûleur de cuisinière à gaz

Charlière : ballon à gaz

* Dirigeable : grand ballon, aérostat plus léger que l'air, propulsé par un moteur et dirigeable. le dirigeable à gaz ou à air chaud avec une forme plus aérodynamique. Il utilise un moteur ainsi que des gouvernes pour le diriger (zeppelin).

Enveloppe: Elle a pour rôle d'emprisonner l'air réchauffé par le brûleur. Sa structure est constituée de sangles horizontales et verticales formant un globe, sur lequel sont cousus des panneaux de nylon traité. Toutes les sangles verticales sont rassemblées au sommet sur un anneau de"couronne", et reprises à la base par des câbles d'acier qui viennent se fixer sur le "cadre de charge". Certaines montgolfières publicitaires représentent des objets, au lieu d'avoir la forme d'un ballon, mais elles n'ont pas le droit de transporter de passagers, car elles sont trop instables.
*

Gonflement : le gonflement de la montgolfière est la première opération avant le vol. On commence d'abord par étendre l'enveloppe sur le sol, puis on attache celle-ci à la nacelle que l'on a déposée sur le côté. Un petit ventilateur permet de souffler de l'air froid dans le ballon. Lorsque l'enveloppe est gonflée aux deux tiers on allume ensuite le brûleur pour chauffer l'air qui se trouve dans le ballon. L'air chaud s'élève et amène ainsi le ballon à la verticale.

GPS: Global Positioning System - système de navigation par satellite basé sur une constellation de 26 satellites. Ces satellites émettent en continu un signal radio. Connaissant le temps d'émission du signal par le satellite et son temps d'arrivée au récepteur, on peut calculer la distance séparant le satellite du récepteur. C'est un système qui permet de connaître son emplacement, sa route, sa direction qui est utilisé aussi bien en voiture, qu'à pied, qu'en bateau qu'en ballon. Ce n'est pas réservé aux navigations en ballon.

Hélium: gaz plus léger que l'air, inerte et sans danger. On l'utilise souvent pour gonfler des ballons de baudruche pour des "lâchers de ballons".

Hydrogène: gaz plus léger que l'air et très inflammable

Instruments de bord : Boussoles, compas, baromètre, altimètre, GPS, tout ce qui permet aux navigateurs de se repérer pour suivre les jet stream; en plus de ces instruments pour chaque montgolfière il faut une équipe au sol de trois ou quatre personnes reliée par radio pour assurer la réussite du vol.

Jet stream: courant d'air de haute altitude par lequel et dans lequel les ballons sont "dirigés". Ces courants, écouverts par les pilotes de la Seconde Guerre mondiale, filent de 150 à 300 km/h entre 9000 et 14000 m.
Le ballon va où le courant le pousse. Les vents soufflent dans des directions et à des vitesses qui varient selon l'altitude; il s'agit donc de monter ou de descendre à une altitude où le vent souffle dans la direction voulue.
En principe les montgolfières "décollent" juste après le lever du soleil et une ou deux heures avant qu'il ne se couche car c'est à ce moment que les vents sont les plus calmes et que l'air est plus stable, ce qui leur permet de prendre de l'altitude pour choisir leur "courant d'air".

Montgolfière: aéronef de la classe des aérostats. Elle est composée de trois grandes parties : une enveloppe de nylon enduit de polyuréthanne très résistante retenant l'air chaud, un brûleur alimenté par du propane liquide qui est stocké dans 4 réservoirs placés dans la nacelle (ou plus ou moins selon la taille du ballon), une nacelle d'osier et de rotin tressé.

*Nacelle ouverte ou nacelle pressurisée ou encore capsule pressurisée: c'est la partie dans laquelle les "navigateurs" prennent place. Aux quatre coins sont fixés les "cylindres" de propane et sur les côtés les instruments de bord. Elle est rattachée au ballon. Sa construction en osier et en rotin tressés lui confère robustesse et souplesse, protégeant ainsi l'équipage des chocs à l'atterrissage. Des arceaux rigides supportent le cadre de charge, relié à des câbles d'acier qui assurent la suspension de la nacelle. Pour les ballons à gaz ou ballon mixte, les nacelles peuvent être fermées et même "pressurisées" car plus le ballon monte plus l'air est froid. Les aérostiers doivent être à l'abri.

Parachute : Le sommet de l'enveloppe, qui est ouvert, est obturé de l'intérieur par un panneau circulaire amovible, appelé "parachute". Ce dernier, sous la poussée de l'air chaud, se plaque sur la bordure du sommet de l'enveloppe, assurant ainsi son étanchéité. Il peut aussi faire office de soupape.

Rozière ou ballon mixte: l'enveloppe du ballon est gonflé à l'hydrogène ou plus souvent l'hélium aujourd'hui, et l'intérieur à l'air chaud.
Le gaz contenu dans une enveloppe de ballon se dilate sous l'effet de la chaleur - donc améliore la portance - mais se contracte sous l'effet du froid. Les ballons à gaz classiques doivent donc emporter du lest largable la nuit pour ralentir la descente de l'aérostat. Sur une rozière, l'usage des brûleurs la nuit maintient la température de dilatation optimale du gaz. Ce qui permet à la fois de renoncer au lest et de faire un ballon plus petit. Au départ, l'enveloppe n'est remplie d'hélium qu'à la moitié de son volume. Lors de la montée, la diminution de la pression et le réchauffement du gaz par le soleil permet à l'hélium d'atteindre son volume «de croisière».
L'avantage d'une telle combinaison réside dans le fait que le soir venu, au lieu de devoir jeter du lest pour ralentir la descente du ballon, on utilise des brûleurs de montgolfière pour stabiliser l'altitude. Seule une toute petite quantité de propane est nécessaire pour réchauffer l'hélium. Un autre avantage de ce système est d'être plus petit qu'un ballon à hélium chargé de tonnes de lest.
L'hélium, gaz inerte et sans danger, est donc contenu dans une sphère elle-même entourée de l'air chaud de la partie montgolfière du vaisseau. Autrement dit, une rozière vole à l'énergie solaire durant la journée et maintient son altitude grâce aux brûleurs durant la nuit. En cas de perte massive d'hélium, le ballon peut se transformer en montgolfière classique. En cas de catastrophe, le ballon peut être transformé en parachute géant, qui descendra à 5 m/s. Au-delà de cette vitesse, les aéronautes disposeraient encore de parachutes personnels qu'ils utiliseraient après avoir abandonné la capsule.

Vol captif : le ballon est attaché par un gros cordage ce qui lui permet de s'élever mais, comme un ballon tenu en laisse, pas de s'éloigner. Le contraire est le "vol libre", où le ballon se laisse emporter par les courants d'air (jet stream)
En vol captif on sait précisément où l'on va "atterrir"; en vol libre, une équipe de poursuite qui se déplace en voiture, camionnette ou suit la montgolfière pendant son vol (dans la mesure où les routes le permettent) et arrive sur place pour récupérer la montgolfière au moment de l'atterrissage.

lexique établi à l'aide des sites suivants:
http://pages.infinit.net/squirel/air.montgolfiere/equipements.html - http://www.multimania.com/aerostat/ - http://www.ville.gatineau.qc.ca/c_aboutmontgo_f.htm - http://www.francegps.com/html/gps1.htm - http://www.apte.ch/gps.htm - http://www.ign.fr/GP/utilcarte/carteGPS.html - http://www.es-sa.com/lexique.html



À FABRIQUER
Présence d'adultes avertis obligatoire!!!!!

- construire une montgolfière miniature:
http://www.inrp.fr/lamap/activites/air/montgolfiere.htm
- les ballons modèles réduits :
http://nicewww.cern.ch/~andrews/ballon/FRANCAIS/principa.htm - construire une mini-maquette de montgolfière avec très peu de moyens:
http://perdican.bu.univ-nantes.fr/~migo/montgolfiere.html
- construire une micro-montgolfière rapidement autodétruite:
à partir d'un petit sachet de thé vidé de son contenu (explications à venir)
- utiliser des ballons pour "explorer la stratosphère, effectuer des observations " in situ " ou emporter des instruments astronomiques au dessous des parties denses de l'atmosphère:
http://www.cnes.fr/Acces_Espace/ballon.html
- un ballon-sonde stratosphérique (pages réalisées par la classe de cm2 de l'école primaire de Saint Laurent des Arbres):
http://anstj.mime.univ-paris8.fr/~espace/ballons/kesaco.htm
- Coloriage : retrouvez les noms des différentes parties et colorier la montgolfière.


À VOIR ENCORE SUR LE NET

- Le ballon solaire
Le ballon solaire est une montgolfière n'utilisant que le rayonnement solaire pour lever sa charge. Le site contient toute la méthode pour fabriquer un ballon de 4 m de diamètre qui lève déjà 2,5kg.
- Le musée du ballon au château de Balleroy (France)
http://www.chateau-balleroy.com/musee.htm
- Pilâtre de Rozier
http://www.pilatre-de-rozier.com/
le site de la montgolfière en Lorraine (France) - Bulle d'Orage, une montgolfière sans flamme gonflée à l'air chaud humide.
http://www.aeroclub.com/Jonaweb/buldo.htm
- Musée national de l'aviation à Ottawa (Canada)
http://www.nmstc.ca/
- Festival de montgolfières à Gâtineau (Canada)
http://www.ville.gatineau.qc.ca/c_histoire_f.htm
- Le Breitling-Orbiter 3 de Bertrand Piccard à Château-d'Oex - Vainqueur du 1er tour du monde en ballon depuis le 20 mars 1999 à 09h54 - GTM (Suisse):
http://www.breitling-orbiter.ch/breitling/breit98/fr/index.html
- Le global challenge - les équipes et équipement de ceux qui se préparent ou ont tenté récemment le tour du monde en "ballon":
http://home.nordnet.fr/~jmlequime/index.html
- Albuquerque festival international de ballon:
http://www.aibf.org/
- Le plus grand ballon-captif gonflé à l'hélium du monde "vole" au-dessus de Paris. Le décollage a été effectué le 1er juillet 1999 et marque le début des célébrations de l'an 2000.
http://www.aerophile.com/francais/aeroFrance.htm*
- Le ballon captif du château de Cheverny (France)
http://www.chateau-cheverny.fr/page/ballon.html
- La fête de la Montgolfière en Suisse, à Saignelégier
http://www.montgolfiere.ch/
- L'Ardèche en montgolfière:
http://www.ima7.com/MA/
- Le Loir et Cher en montgolfière:
http://www.aerocom.fr/contenu/accueil/accueil.html
- Louez une montgolfière:
http://www.air-adventures.com/
Il n'y a pas de limite d'âge, ni au-dessus ni au-dessous pour monter à bord d'une montgolfière, cependant les personnes de moins d'1m20 risquent de ne pas pouvoir apprécier le paysage car c'est environ la hauteur d'une nacelle.


LECTURES

* - Jules Verne - Cinq semaines en ballon
- Une montgolfière sur l'île d'Azed - histoire très très courte
- Les histoires de David et Kassandra, 4ème année
PRIÈRE DE L'AÉROSTIER
Les vents vous ont accueilli avec douceur.
Le soleil vous a caressé de ses chauds rayons
Vous avez volé si haut et si bien,
Que Dieu s'est joint à vos éclats de rire.
Et Il vous a délicatement retourné
Dans les bras accueillants de Mère Nature.



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