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DÉBATS EN COURS

Pour ou contre l'avortement?


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  1. Bonjour, je ne connais personne sur ce site et vous ne me connaissez pas non plus... Aujourd'hui j'ai besoin de parler, j'ai besoin qu'on m'écoute, j'ai besoin de l'avis d'inconnus... Ma question est : Suis-je une meurtrière, un assassin ? Je lirai toutes les réponses et j'en tiendrai compte, j'ai besoin de savoir ! Merci à tous et à toutes !

    Le texte qui suit (c'est long, désolée) est une lettre que je viens d'écrire à mon amoureux. On se connaît depuis 6 mois et j'espère que je l'aimerai toujours car c'est un mec génial !

    Vincent, Si je t'écris c'est que je ne sais pas parler, en tout cas parler de moi. Et si je t'écris sur l'ordinateur c'est parce que je trouve ça plus facile. Je ne sais pas parler de moi parce que jamais personne ne m'écoute. J'écoute bien trop les autres pour ça ! Alors du coup tout le monde croit que je vais toujours bien et je crois que ça m'arrange. et eux aussi, comme ça tout le monde a l'air d'être content. Mais aujourd'hui et avec toi il y a quelque chose de différent. J'ai envie de te raconter certaines choses. J'ai toujours eu envie que les gens devinent mes problèmes. J'ai du mal à me confier, à faire confiance à quelqu'un, à me laisser aller. Toute petite mes parents ne m'écoutaient pas non plus alors j'ai pris l'habitude de me taire et jusqu'ici j'y trouvais mon compte.

    Dans ce paquet il y a une cassette, LA cassette. Personne ne l'a jamais écoutée. En plus de ça il faut que je te raconte certaines choses qu'un seul être connaît, c'est Lolo. Parce que, même si ça peut paraître malsain et si ça l'est d'ailleurs, Lorette est la seule personne qui me comprend ! Je sais que je n'aurai pas dû me confier à elle mais c'est grâce à ces confidences (ou a cause) que je suis là, à taper ces mots sur ce clavier.

    Si je te raconte ce qui va suivre, c'est pour que tu puisses mieux comprendre dans quel état d'esprit je me trouve:

    J'ai rencontré Hugues début octobre 2000. On a discuté, on se voyait souvent, je suis tombée très amoureuse de lui et lui aussi je crois. Je dis bien « amoureuse », je ne l'ai jamais aimé. D'ailleurs je n'ai jamais aimé aucun mec, même si je suis tombée amoureuse une multitude de fois. Toi je t'aime, c'est pour ça que je t'écris aujourd'hui. Enfin bref, je m'égare là. Au début avec ce mec ça se passait bien. Mais ça a vite mal tourné, un peu à cause de Lolo, un peu à cause de lui, beaucoup à cause de moi. Il m'a très très vite agacée. Je me suis lassée de lui à une vitesse phénoménale.

    Hugues me parlait très souvent d'avoir un enfant. Dès les premiers jours de notre rencontre. Moi je prenais la pilule à ce moment là. Et vers la fin novembre, j'ai arrêté de la prendre sans lui dire mais pas pour lui faire un coup de p...! Il voulait un enfant, moi aussi, depuis longtemps et j'étais amoureuse. Je me suis dit qu'à 36 ans je mettrais des mois, voire des années avant de tomber enceinte. Je l'avais lu et entendu plein de fois. En vieillissant, la fertilité diminue. Donc je ne me suis pas imaginé une seule seconde la suite des évènements. Bref je ne lui ai pas dit que je ne prenais plus la pilule mais plusieurs fois je lui ai dit que je l'avais oubliée, que c'était risqué de faire l'amour mais ça ne l'a pas arrêté.

    J'ai laissé tomber Hugues le 31 décembre au soir, avec perte et fracas. On devait aller au resto pour le nouvel an et je lui ai envoyé un texto que c'était terminé et que je ne voulais plus le voir. J'ai vraiment été s... sur ce coup là, je l'avoue ! Mais bon passons, le problème n'est pas là.

    Début janvier, vers le 4 ou 5, je commence à flipper quand je m'aperçois que je n'ai pas mes règles. Tout en n'y croyant pas une seconde, je vais chercher un test de grossesse à la pharma. Et là, stupéfaction : je suis enceinte !!!

    Je me souviendrais toujours de ce moment, j'étais heureuse, mais heureuse ! Pour moi la vie qui commence est une sorte de miracle, c'est précieux, c'est fabuleux, fantastique, presque surnaturel ! Ce soir là je gardais une petite fille, Sandy, la fille de Corinne. J'ai évidemment tout de suite pensé à Hugues que j'avais jeté comme une vieille chaussette 15 jours auparavant (je n'avais eu aucune réaction de sa part je crois, je ne m'en rappelle pas en tout cas) et une heure après le test je lui téléphonais en lui disant qu'il fallait qu'on se voit. J'ai marché jusqu'à son bâtiment en me disant que mes jambes allaient flancher et que j'allais m'évanouir sur le parking. J'ai pris l'ascenseur. La montée des 12 étages a été terrible. Je sentais mon coeur battre comme un malade dans ma poitrine, j'ai cru qu'il allait exploser. Je ne savais pas du tout comment Hugues allait réagir à mon annonce. Donc, je sonne à sa porte. Il me tend tout de suite les 1000 balles que je lui avais prêtés, il pensait que je venais pour ça. Je m'assois dans le canapé. Mon coeur bat toujours aussi fort, prêt à éclater!

    Bon je suis entrain de tout te raconter, en long en large et en travers, ça va durer des plombes, il faut que je résume ! Bref je dis à Hugues que je suis enceinte. Au début il ne m'a pas crue. Puis il a vu que j'étais sérieuse et là il a été hyper content. Je l'ai revu 2 heures plus tard chez moi. Il était complètement bourré et racontait n'importe quoi. Il est tombé de sommeil sans avoir reparlé du « problème » qu'on avait. Il s'est mis à ronfler, à parler dans son sommeil tellement il était bourré. Moi j'ai préféré dormir dans la chambre de Lolo avec les filles. J'ai passé une sale nuit ! Une horrible nuit. Le lendemain matin j'ai demandé à Hugues de partir et de ne par revenir. Il m'a répondu «T'as plus qu'à te faire avorter ». Mais moi je ne voulais pas. Alors ça a été la guerre entre nous. Il m'appelait sans cesse au tél pour me persuader. Un coup il était agressif, un heure après tout doux, un jour il voulait bien que je le garde toute seule, le lendemain il voulait reconnaître le bébé ! Il était complètement paumé ! Et moi je commençais à aller très très mal, je commençais à penser à l'avortement. Je ne peux pas te décrire dans quel état j'étais. J'ai commencé à ne plus manger pour que l'embryon ne grossisse pas. Je ne faisais que pleurer, j'ai pleuré des heures et des heures, des jours, des nuits, j'ai hurlé aussi, crié, appelé au secours, imploré le ciel de m'aider. J'ai dit à tout le monde que j'étais enceinte. Il n'y a que Brigitte et Lolo qui ont su me réconforter. Tous les autres m'ont jugée et m'ont dit «mais fais toi avorter, c'est rien ! Ce ne sont que quelques cellules ! Et eux, avant d'être ce qu'ils sont, n'étaient ils pas «que quelques cellules ?»».
    Jusqu'à ma propre mère qui m'a dit que si je gardais l'enfant elle ne voudrait plus me voir !
    Il y a certaines personnes à qui j'en veux énormément et en particulier Corinne, la mère de Sandy, Isa et Xavier, ma mère, Houyem, une fille que je ne vois plus. A Hugues je lui en veux moins, il avait le droit de me demander d'avorter, il était le père ! Tu sais l'autre fois j'étais triste pour Isa que sa fille soit à l'hôpital mais je me suis dit aussi : «c'est bien fait, elle voit un peu ce que ça fait de souffrir !», je crois que c'est elle qui a été le plus dur avec moi. Enfin bref. J'avais fait une grosse erreur, à savoir cacher à mon mec que je ne prenais plus la pilule. Ca j'en suis bien consciente, mais personne n'a cherché à savoir pourquoi j'avais fait ça, je ne le sais d'ailleurs pas moi-même !

    A ce moment là je faisais un stage en PAO à Tours nord. Je n'y suis pas allée pendant quelques jours puis j'y suis retournée. C'était horrible, je prenais un sac en plastique avec moi parce que je vomissais dans la voiture. Et je ne suivais plus rien des cours, je n'avais qu'une envie, c'était de mourir. C'est là que Lorette m'a énormément aidée, elle m'a sauvé la vie, c'est sûr et certain !

    Hugues continuait à me harceler au téléphone. Même si j'avais la ferme intention de garder ce bébé, des doutes s'installaient dans mon esprit. Je me suis mise à dormir avec Lolo dans mon lit tellement j'allais mal. La pauvre, elle a subi des choses horribles à cette époque là !!!

    Un jour, croyant que j'allais devenir folle (je devais être enceinte de 3 semaines), je suis allée à l'hôpital (bretonneau). J'ai vu un gynéco avec qui j'ai discuté longuement de l'IVG. Mais je pleurais tellement qu'il m'a conseillé de bien réfléchir à la solution à adopter.
    Dans les rues intérieures de l'hôpital, en le quittant, j'ai fait un malaise, mes jambes m'ont lâché, je suis restée à pleurer par terre, accroupie, pendant de longues minutes. Je suis rentrée chez moi. J'ai appelé sos amitié ! Je suis tombée sur une nana géniale qui a tout compris. Elle m'a énormément fait de bien ! Ensuite les jours qui ont suivi étaient vraiment bizarres. Un jour je voulais avorter, le lendemain garder le bébé. Je pleurais toujours autant, je ne mangeais plus du tout, il y avait des moments ou j'étais très attirée par le suicide et j'ai cru plusieurs fois, des dizaines de fois même, que je ne pourrai pas me retenir de me jeter par la fenêtre ! C'était comme un aimant, je ne sais toujours pas comment j'ai fait pour résister à ça !

    Je suis retournée à l'hosto et le même gynéco m'a proposé l'avortement par les médicaments, voyant que je n'en pouvais plus il me disait maintenant qu'il était préférable de faire une IVG. J'ai donc pris rendez vous pour prendre les médocs à l'hôpital quelques jours après. Le jour J, Lolo savait ce que je m'apprêtais à faire et elle est revenue de l'école pour m'en empêcher. Je suis allée à l'hôpital avec elle et une copine, Virginie. J'ai dit aux infirmières qui m'attendaient que j'avais changé d'avis et je suis repartie toute contente avec mes «quelques cellules dans le ventre», bien décidée à ne pas revenir.

    Mais il se passait des choses étranges en moi. Je me disais que ce bébé je n'allais pas l'aimer, que ce n'était qu'une moitié d'enfant puisque son père n'en voulait pas (en plus je l'ai croisé plusieurs fois en bas complètement bourré), je me disais que s'il le reconnaissait il ne s'en occuperait pas bien, etc, etc.

    Une idée m'est venue et j'ai commencé à chercher un appart' à plusieurs dizaines de kilomètres de Tours. Je ne voulais plus voir les gens que je connaissais, je voulais disparaître de leur vue et de leurs jugements à la c... Mais je n'ai pas trouvé d'appart' libre rapidement et peut-être que j'ai aussi manqué de courage à ce moment là.

    C'est à ce moment que j'ai baissé les bras et que je me suis dit : «ok, vous avez gagné, je vais le tuer ce gosse et on en parlera plus !». J'ai repris rendez vous à l'hosto. Cette fois c'était trop tard pour les médicaments, il fallait passer sur la table d'opération ! Le soir d'avant l'intervention il fallait que je prenne un médicament qui allait faciliter, le lendemain, l'évacuation de l'embryon. Je suis restée une bonne partie de la nuit devant le cachet. Je ne pouvais pas le prendre! Je me demandais : « Le cachet, la fenêtre ou je vais faire dodo ?».
    Je pleurais, pleurais encore et encore. puis j'ai fini par aller dormir en prenant quelques somnifères.

    Je ne peux pas te parler de l'acte en lui même. Je ne peux même pas l'écrire.

    [...] Je suis retournée dans la chambre. Je me suis endormie aussitôt. Sûrement à cause des calmants qu'on m'avait donné en arrivant. En me réveillant j'ai discuté avec la fille à côté de moi. On s'est raconté un peu nos histoires respectives. Qulelques heures après je suis sortie.
    Une copine m'a ramené Lolo. Lolo savait où j'étais et ce que j'y faisais. Elle m'a préparé à manger et m'a dorlotée toute la soirée. Je ne pleurais plus, c'était pire, j'étais vide. Vide de toute émotion, de tout sentiment.

    J'ai passé une bonne nuit malgré tout. Le lendemain matin j'allais plutôt pas mal, vues les circonstances, ça aurai pu être pire. Pendant quelques jours, je me suis sentie comme soulagée. Plus de Hugues au tél., je lui avais dit ce que j'allais faire. je pense qu'il en était satisfait. Je ne sais pas ce que ça lui a fait à lui, l'avortement: rien je pense !

    Quelques jours plus tard ça a commencé à aller très mal. Je pleurais souvent, surtout quand je voyais mon reflet quelque part, dans un miroir, dans une vitrine. Je me regardais et je me disais : «mais qu'est ce que tu as fait» ??? Je m'en voulais à mort, j'avais à nouveau envie d'en finir avec la vie. À cette époque, pendant plusieurs mois, j'ai senti la mort rôder autour de moi. Je ne sais pas si c'était celle de mon bébé ou la mienne. Elle ne me faisait pas peur, elle rôdait doucement. Je la sentais, comme un voile sombre qui m'enveloppait.
    Heureusement mon ange gardien était là : Lolo. Je sais qu'elle a énormément souffert durant ces quelques semaines, sa vie a été un enfer! Je m'en veux terriblement ! Je l'ai emmenée voir un pédopsy après ça, avec qui elle a pu discuter. On reparle de cette période de temps en temps mais vraiment rarement. Elle me donne l'impression de ne pas avoir été traumatisée mais je ne sais pas !

    Les mois qui ont passé, j'ai fait une fixation sur le fait d'avoir un bébé. Pas pour remplacer celui que j'avais perdu mais pour retrouver une certaine estime de moi. Pour me prouver que je n'étais pas un monstre, je devais donner la vie à un petit être. Trois fois j'ai eu des relations avec des mecs rien que dans l'espoir de concevoir. Sans amour, sans sentiments pour eux. C'est une période où j'aurais fait n'importe quoi pour retomber enceinte. Je n'avais pas l'intention de le dire aux intéressés si jamais mon plan avait fonctionné. J'avais très peur de choper le sida mais mon obsession d'avoir un enfant dépassait toutes mes peurs. J'ai compris à cette époque que la douleur peut rendre fou !!! Je calculais le jour de mon ovulation et je couchais avec ces mecs. Ca n'a pas fonctionné et je n'ai attrapé aucune s.... Je ne regrette pas aujourd'hui que ces plans aient foiré.

    Un jour j'ai fait quelque chose d'incroyable !
    J'ai enterré mon bébé mort ! J'ai écrit bébé sur un petit papier et j'ai mis ce papier en terre, près de la tombe de ma grand-mère que j'adorais. J'ai été soulagée un moment en me disant que ma grand-mère veillerait sur lui mais le soulagement n'a pas duré et la culpabilité d'avoir tué un être humain est revenue !

    Et puis je t'ai rencontré, toi ! Si tu savais comme je t'aime ! Maintenant je n'ai plus envie de faire un bébé pour faire un bébé. J'ai compris que ce n'est pas la solution. Mais le temps que j'ai pensé à ça m'a permis de survivre, j'en suis sûre.
    Maintenant tu es là et j'ai très envie d'un enfant avec toi !!! Tout simplement parce que je t'aime ! Je te trouve tellement génial avec tes petits ! Et puis quand même, bien que je ne vois plus la chose du même oeil, j'ai quand même envie de reprendre ma revanche sur la vie. Que mon ventre ne reste pas un cimetière pour bébé jusqu'à l'éternité !

    Tous les gens qui m'ont conseillé d'avorter ne m'ont plus jamais reparlé de ça. Pas même ma mère ! Je crois qu'ils ont oublié. alors ils n'avaient qu'à la fermer. On n'a pas le droit de donner son avis sur des choses aussi graves ! Je leur en veux toujours terriblement!!!

    Je souffre un peu moins de cette histoire depuis que je t'ai rencontré Vincent !
    Maintenant je souffre de me dire que peut-être je n'aurai pas d'enfant avec toi. Il y a ta maladie, le boulot,.. Mais je te l'ai déjà dit, ce bébé n'est pas une condition à remplir pour que je t'aime ! Seulement ça me rendrait la femme la plus heureuse de la terre. Je comprends que pour toi ce n'est pas le moment de penser à ça mais je voulais que tu saches à quel point je désire un enfant ! En plus, j'ai décidé que si un jour j'ai un petit je referai ce que j'avais fait quand j'ai eu Lorette, à savoir des dons de lait pour des petits prématurés qui sont entre la vie et la mort et que seul du lait maternel peut sauver. J'ai vraiment besoin de me racheter, de pouvoir me regarder en face, de faire la nique à la mort !

    Depuis 6 mois que je t'ai rencontré je vais mieux mais je pense quand meme tous les jours à mon avortement ! Je crois que je suis une meurtrière... Toi tu me parles de faire un bébé... Ca me rend tellement heureuse. Ca ne remplacera pas celui que j'ai perdu malheureusement...

    Mais il faut attendre un an au moins, le temps que tu guérisses de ton hépatite... Un an pour moi c'est une éternité, j'ai 38 ans et j'ai peur que ma fertilité baisse avec les années qui passent ! Et l'autre jour, tu m'as demandé de reprendre la pilule pendant ton traitement. Je vais le faire mais c'est très difficile pour moi tu sais.

    Par contre ce qui m'a choquée l'autre jour c'est que tu m'as dit que si je tombais enceinte maintenant, alors que l'on fait "attention", tu me demanderai de ne pas garder le bébé parceque ce n'est pas le moment et que tu es malade. Il faut que tu saches que jamais au grand jamais je ne revivrai des moments pareils. Autant me demander de me suicider !!! Mais après avoir lu cette lettre, j'espère que tu changeras d'avis... Surtout que je me demande si on a vraiment fait "attention" car je me sens bizarre ces jours ci. Je saurai dans environ 5 jours si je suis enceinte ou pas... Si c'est le cas, ne me demande pas l'impossible ! Je t'en supplie, pas ça !

    Je t'aime, je t'aime à la folie et je n'ai plus envie de mourrir, je veux vivre avec toi et qu'on soit heureux avec nos enfants. Si on en fait un ensemble, on en aura 4 avec la mienne et les 2 tiens ! Quelle belle famille on aura !


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