Les auteurs
Classe de Madame Evain (CM2) - École Paul Minot - 44500 La Baule - France
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Un jour de printemps frileux, Jugaclo se promenait en Brière, un endroit marécageux, humide et bourbeux; l'eau jaune noirâtre paraissait très calme. Les canards nageaient paisiblement entourés de roseaux.

Tout à coup, un tourbillon d'eau surgit du marécage et le happa brusquement au fond de l'eau.

Il s'enfonça dans une couche de vase molle. Alors, il entrevit, au loin, les marches d'escalier qui le menaient à une porte.Tout en progressant vers cette issue, il glissa brutalement et se trouva entouré d'anguilles visqueuses et gluantes.

Elles s'avançaient en rampant lentement vers lui, s'enroulant autour de ses jambes: il était prisonnier. Alors, Jugaclo prit plusieurs appâts qu'il avait au fond de sa poche, les lança et aussitôt les anguilles le lachèrent pour aller se régaler.

Jugaclo était sauvé, alors, il se précipita vers la porte qu'il avait déjà aperçue. Il l'ouvrit et découvrit une pyramide, il y entra...Jugaclo entra dans une pièce envahie de plantes carnivores, de lianes, de branches qui avançaient, d'arbres tordus et d'énormes cactus avec des épines monstrueuses.

Au milieu de la salle il aperçut un vieil homme et lui demanda :

« Qui êtes-vous ? Pourquoi cette végétation pousse-t-elle au milieu de la pyramide?»

- Je suis Jourdain l'horticulteur et, comme cet endroit paraissait sans vie, j'ai fait pousser des plantes et maintenant je m'en occupe.

Jugaclo s'exclama :

- « Mais comment vais-je passer maintenant! »

- Je vais vous aider en vous donnant trois lianes.

Jugaclo s'en servit pour s'accrocher aux plantes et pour survoler la pièce tranquillement...

Maintenant, il se trouvait devant une porte.

Il l'ouvrit, entra, mais celle-ci se referma. Jugaclo se décida à avancer mais, il vit arriver devant lui un homme dégoulinant d'humidité et de boue.

Le paysan essaya de trouver une idée pour franchir l'autre porte. Soudain, une ampoule lumineuse apparut dans sa tête : il souffIa avec puissance sur les hommes de boue qui, en un instant se figèrent, complètement desséchés par la chaleur dégagée.

Ainsi il put atteindre l'autre porte et sortir tranquillement...

Jugaclo arriva à la pièce du silence il y était écrit

« Ne pas faire de bruit »

Il entra et marcha à pas de loup vers l'autre porte. Mais tout à coup, il trébucha à cause d'une pierre qu'il n'avait pas vue. Alors, il poussa un cri qui provoqua l'écroulement de la salle et il tomba dans un trou qui le fit atterrir sur les bords d'un voIcan...

Il dégringola sur les pentes d'un énorme volcan où la chaleur devenait insupportable. Des pierres commençaient à jaillir; sur l'une d'elles se trouvait un coffret de fer que la chaleur faisait fondre.

Jugaclo crut apercevoir un objet brillant. Il sauta d'un bond sur la pierre et saisit l'objet qui était en réalité une coupe en or couverte de rubis.

Tout à coup, le volcan entra en éruption car la pièce du silence s'était écroulée. La lave se mit à monter. Elle semblait vouloir l'attirer dans le gouffre.

A peine fut-il sorti du volcan, il se retrouva à Lumacha...

Jugaclo se réveilla dans son lit. Il vit quelque chose de nouveau sur sa table de nuit. C'était une coupe en or, couverte de rubis. Dans cette coupe un liquide jaunâtre. Jugaclo le but et se sentit rempli de paix.

Et à partir de ce jour, il vécut heureux près de ses voisins.

Les villageois de Lumacha vinrent le trouver au marché et bavarder avec lui. D'autres lui achetèrent ses magnifiques oeillets rouges et certains vinrent aussi le complimenter sur ses fleurs.


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