Qu'est ce que tu deviens?
Je croise un de mes anciens pote, alors que le temps me presse,
Un vieux un ancien, un de ceux avec qui j'avais fait la promesse
Que jamais on se separeraient, malgré le temps qui passe,
Mais l'amitié s'affaisse, et face au temps s'efface.
Mais maintenant face à face, j'aimerais savoir que'est ce que tu deviens?
Toujours le même mot qui reviens, en bref "rien".
Toujours les mêmes phrases dans la bouche de ceux que je croise, ca devient lassant,
Toujours les mêmes ("hein, hein") toujours moi même et toujours présent.
Tandis que la vie est longue, c'est dur à croire car elle nous largue,
Tant d'ambtions de rêves inachevés, c'est pas là que je veux que ma vie s'achève.
Tant de contraites, tant de mois qui passent, des pertes de potes,
Tout ça sa pèse, on vit au jour le jour avec nos "contre" et puis nos "pour".
Euphorie éphémère, rien de fameux, marre de voir les mêmes gosses affamés,
Si je cours après la fama, c'est qu'il faut de la maille pour la famille.
Marre de voir ma mère se tuer dans des taffes beacoup trop indignes,
À l'ANPE d'une croix elle signe, les gens rient et son coeur à elle saigne.
Témoin de tant de scènes pathétiques dans ma vie, ça se sent dans ma voix,
Je veux rapper près du bon Dieu, (...) dans les billets je veux mordre,
Voilà ce que m'a dit un pote de longue date, submergé par de grosses dettes,
Je sais pas ce qu'il est devenu mais sur sa réussite j'ai de gros doutes.
REFRAIN:
Qu'est ce que tu deviens?
Cette même question reviens et toujours sans réponse,
Les temps (combien) a passé, trop d'années perdues (èrent dans nos pensées).
Qu'est ce que tu deviens?
Cette même question reviens et toujours sans réponse,
Les temps (combien) a passé, trop d'années perdues (èrent dans nos pensées).
"dring dring
-Allo?
-Allo bonjour, est ce que je pourrais parler à monsieur Alfred, s'il vous plaît?
-oui oui c'est moi.
-Yo Alfred?
-ouais.
-C'est Test, Max de Phase...
-Nooon!
-Ouais si si, je t'assure! Ah j'ai vu dans les journaux, t'as bien réussi toi!
Raconte moi un peu comment sa c'est passé."
Depuis le temps, séparé de toi, ma direction j'ai pris,
Les îles au sud des Canaries, des miss autour de moi, j'en grillent.
Enfin mérité, dix anx de galère de gré pour plaire à tous,
J'ai cru que jamais j'aurais palace, la maille, une meuf en douce.
"-Tranquille pour toi, content de voir que tu vis mieux!"
Je roule en Merco le jour, le soir la Porsche pour un gala,
Galère pour moi finie, le temps de ces heures dans le froid, au conbal du monde.
J'ai honte, on rit quand même quand je pense à nos rondes.
"ah ah ah, tu te rappelles encore de ça?"
Qu'est ce que tu crois j'ai fais le bon, ranger les douilles pour baiser,
Faire du blé au sachet blanc, pour moi fini de tomber.
Une vie de pachat, pas cher, maintenant ma viande est cacher,
Chaque ceau-mor de parole reprise me vaut une vente aux enchères.
"Ah, ca se passe bien alors, la vie est pas chère pour toi".
Et toi racontes, les meufs, la maille, toujours aussi bien servi?
Jamais en peine de go, je me souviens je joue des raclis.
Toujours dans le ghetto, fonsdé au shit, je deal, je suis armé,
"-Dis moi la vie te souris ainsi je croyais que le partage était
Quit pour tous, à ce que j'entend tu tousses là ou t'es tomber."
Tu roules en Merco, ce qu'on roule ici nous, c'est les bedos,
Trop d'embrouilles y pètent, les frères se cannent même pour un mégot.
"Arrêtes je flippe, pourtant la musique t'avais donnait ce qu'il fallait,
Maille, célébrité, tout ce que t'en bavait."
Saches qu'à chaque heure qui passe, y'a un de mes potes qui saute,
Mes neurones grillent, coma élevé, voyant si ma chienne de vie part en vrille en vrac,
Cette putain de vie s'accroche à moi comme un junky au crack.
"Je vois maintenant ta vie, face à moi rien de plus minable,
Je me moque de tous ces faux marchands de sable."
On vit bien du shit dans une main, le Glock dans l'autre, ca te choque,
À chaque rime que je lâche, anecdote d'une sale époque.
REFRAIN
"-Oh là là, Freko, c'est toi?
-Ouais pourquoi?
-Tu te rappelles plus de moi?
-Non...
-Karine!
-Ah ouais! alors?
-Qu'est ce que tu deviens?
-Ben, comme d'hab', tu sais tout va, c'est comme ça quoi.
Ben de toutes façons t'as mon numéro, tu me lâches le tien, et on s'appellent.
-Oh Freko!
-Ouais?
-Viens on va pécho un whisky, lâche la go...
Mec mec, ou est le Coca-Cola,
Bip bip, mon Motorola, allo!
Mais merde, elle me prends pour un con,
On s'est donné nos numbers, je lui ai dit viens chez moi, elle m'a dit "NON"!
Je veux que tu sois ma petite copine, ma copinnette,
Et que je ne me prenne pas la tête pour des clopinettes.
Sinon je te casse en deux...
"-Eh Freko, calme toi c'est une feumeu".
Et alors, on dit de moi que je suis un psychopate,
J'ai failli vache-cra une nana à coups de batte.
Alors aime moi ou sinon... non... quand même pas...
Et chaque jours avec tes potes,
Salut, quoi de neuf? Comme d'hab' la routine!
La même bouffe: même hamburgers, même chiche kebab.
Sauf quand tu veux être mignon, les jours de rendez vous,
Salade, tomates, ouais mais aujourd'hui sans oignons.
Silence, souffrances, les mêmes dégouts,
Et quand on te demande, qu'est ce que tu deviens,
Tu réponds:" Tu sais c'est moi le malchanceux, le poisseux, c'est moi...",
Mais ca va changer d'ici six mois...
Ouais y'a trois ans sur ce même banc, c'était déja le même discours,
Je dis pas que t'as pas manquer de bol, mais le temps a passé.
Les gars de ta classe ont des taffes stables,
Un autre bientot papa, ils sont peut être pas ministre non plus,
Mais dans les taffes style, l'emploi y'en a plus.
Et moi qui suis je pour te parler ainsi?
Juste un pote qui repassera dans six mois devant ce banc,
Et qui aimerait bien ne plus t'y voir assis.
Il sagit de ceux et de celles qui marchaient sur les mêmes chemins que toi,
Potes d'une jour passé trop vite, potes qui ne te cottoient plus,
À tes cotés ils n'y sont plus, quittés un jour ou ils t'ont dit:
"Bon ben à demain.." puis plus rien... qu'est ce que tu deviens...