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Encanto : Interview avec José Garcia et Juan Arbalaez pour parler famille !

Le film Encanto à l'affiche en ce moment, signe le Disney de Noël de l'année. À cette occasion, la rédaction a interviewé José Garcia dans la voix de Bruno ("ne parlons pas de Bruno!") et Juan Arbalaez dans la peau du personnage d'Agustín. Avec nous, ils évoquent leurs rapports à la famille et à la différence, sujets principaux du dessin animé.

Encanto qui sort le 24 novembre au cinéma signe le film de Noël pour la firme aux grandes oreilles. Après Casse-Noisette, La Reine des Neiges 2 et bien d'autres, nous voilà avec un film d'animation de Disney chaleureux, aux couleurs de la Colombia, sous le soleil et les traditions du pays d'Amérique du sud. 

Interview avec José Garcia et Juan Arbalaez (Top Chef)

Mômes. C'est quoi la musique du film Encanto ? Pourriez-vous me la chanter ? 

Juan Arbalaez. Es la historia, de una familia

[Paroles de la chanson "La famille Madrigal" en espagnol]

Está es la familia Madrigal
Hogar de mi gente Madrigal, ¡Vamos allá!
En donde todos son fantásticos y mágicos
Soy de la familia Madrigal

[Paroles de la chanson "La famille Madrigal" en français]

Découvrez la famille Madrigal
Entrez dans la famille Madrigal, nous sommes tous là
Acceptez l'invitation amicale d'une fille géniale dans
La fantastique famille Madrigal

Mômes. Mulan, Madagascar, quel film d'animation avez-vous préféré doubler ? 

José Garcia. Le tout dernière là quand même... ! Écoutez, c'est un plaisir parce qu'à la vitesse dans laquelle on doit passer d'un état à un autre, c'est juste dément. C'est-à-dire qu'on ne fait pas ça quand on est acteur, donc c'est très jubilatoire. Moi je n'arrive pas à me regarder quand je double, je le fais comme ça parce que je suis obligé de le faire,
mais j'aime pas me voir jouer. Par contre être sur un autre personnage qui n'est pas vous et en plus quand il est grand et maigre [comme Bruno], c'est cool.

Mômes. Juan Arbalaez, pour vous c'est un première ? Qu'est-ce ce que vous vous êtes-dit quand on vous a demandé de prendre la voix d'un personnage qui en plus est Colombien ? 

Juan Arbalaez. Je ne m'y attendais pas du tout et quand on m'a fait la proposition, je n'ai même pas hésité une seconde. Déjà parce que je suis un peu tête brûlée. J'aime bien les challenges, j'aime bien les nouvelles aventures et ça parlait de la Colombie ! Pour moi, c'était une opportunité exceptionnelle pour ce pays qui m'a tant donné, qui m'a formé et qui m'a donné cet amour pour ces terres,  cet un amour pour ces gens, cet amour pour cette joie de vivre
aussi. Puis, derrière, j'ai découvert qui était le personnage Agustín, qui est un personnage charmant, très gentil, doux, qui aime sa famille et qui est protecteur. Selon moi, c'était une nouvelle expérience à vivre, donc à aucun moment j'ai hésité.

Mômes. José, vous êtes fils d'immigrés espagnols, avez-vous connu vos grands-mères ? Avez-vous continué à voir votre famille ?

José Garcia. Non, j'ai perdu mes grands-mères très tôt et ma famille est une famille de migrants. C'est le cas de le dire car ils sont partis dans d'autres pays. Ils sont partis à Cuba, au Mexique, ils sont partis un peu partout. L'histoire c'est qu'après on les a perdus de vue, donc en fait on est une toute petite famille. Autant vous dire que, cette histoire elle me touche au plus haut point, parce que moi je n'ai pas une famille très nombreuse, mais on peut compter vraiment que les
uns sur les autres.

Mômes. Si vous aviez à ouvrir une porte magique comme dans la maison du film Encanto, quel serait , selon vous, votre pouvoir ? 

Juan Arbalaez. J'ai la chance de vivre du métier qui m'a toujours passionné. J'aurais rêvé avoir le pouvoir de Julieta, qui est la femme d'Agustín, le personnage que j'incarne, j'aurais adoré soigner les gens par la nourriture. 

José Garcia. Mais tu le fais Juan, tu sais que tu le fais.

Juan. Je ne sais pas si je le fais, je n'arriverai pas à soigner une maladie grave, mais...

José Garcia. Si la déprime.

Juan Arbalaez. Ouais la déprime !

Et vous José Garcia, votre super pouvoir d'Encanto ?

José Garcia.  Comme j'aime parler, en fait j'adorerais parler toutes les langues pour pouvoir parler avec tous les gens. 

Juan Arbalaez. Là, on s'ouvre un petit bar à tapas face à la plage où José parle toutes les langues et moi je soigne tout le monde, je te dis.

Quel est votre personnage préféré au sein de la famille Madrigal

José Garcia. Je vous dirais que je crois qu'on est très bien lotis.

Juan Arbalaez. Alors j'ai eu beaucoup de chance en étant gamin parce que j'ai été un gamin qui n'a pas eu beaucoup de soucis de sociabilité. J'étais plutôt extraverti, mais mon frère, qui est l'une des personnes que j'aime le plus au monde, a eu une enfance très difficile. Il s'est toujours senti différent. Je trouve que ce film met en avant ses enfants qui peuvent se sentir différents.  Finalement, aujourd'hui, lui, il [le frère]  s'est rendu compte de cette différence et il en a fait une force. C'est pour ça que je trouve ce film est très beau, il fait voir aussi que des fois dans des moments de faiblesse, il faut tenir, il ne faut pas lâcher. Je dirais donc Mirabelle [en parlant toujours de son personnage préféré] . Je trouve qu'elle garde toujours ce sourire et cette joie de vivre, même dans des moments très durs.

José Garcia. Bah moi je suis un peu comme ça. Tout de suite, j'ai été différent puisque forcément j'avais pas du tout la même culture et qu'il a fallu que je m'adapte. Je trouve d'ailleurs que je n'ai eu de cesse de cultiver la différence, parce que je trouve que c'est la plus
grande richesse. Moi, je suis parrain d'une association [Rêve de gosses] où on a plein d'enfants qui ont des pathologies particulières qu'on appelle des enfants extraordinaires. Chez ses enfants, on peut puiser des choses qui sont absolument démentes parce qu'à leur
contact, le coeur, la vie. Tout s'ouvre.

Pourriez-vous vivre avec toute votre famille dans la même maison comme le fait la famille Madrigal dans Encanto

José Garcia. On l'a fait pendant 2 ans, ça ne vous suffit pas [en parlant du confinement 2020-2021 à cause de la Covid 19] ?  Il faut voir la maison, si elle est aussi belle que celle d'Encanto, c'est cool si elle fait 50 m² que tout le monde travaille au même endroit avec du télétravail... [Rires]

Juan Arbalaez. Moi, je trouve qu'on a aussi besoin chacun de son espace. Alors là, dans la famille Madrigal, on a beaucoup de chance parce que chaque chambre fait 10 000 m² et tu
peux imaginer ce que tu veux et partir à l'autre bout du monde. Je pense que c'est quand même bien de faire son chemin, c'est quand même bien de créer sa maison à soi, mais c'est toujours aussi très important de savoir d'où l'on vient et de revenir.

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