Interview : "Sur les bancs de l'école" avec Géraldine Nakache, Frédéric Chau et Anggun

" Je n'avais pas conscience que c'était le moment de la photo [...] je n'ai pas une photo où je pose correctement, pas une !" Géraldine Nakache, Frédéric Chau et Anggun, voix françaises du prochain Disney Raya et le Dernier Dragon se prêtent au jeu des questions réponses sur l'enfant qu'ils étaient.

À l'occasion de la sortie du Disney Raya et le Dernier Dragon, qui sortira le 4 juin sur la plateforme Disney+, nous avons rencontré trois voix françaises cultes du film d'animation. C'est à distance, mais non moins dans la bonne humeur que l'interview se réalise.

Mômes. Vous étiez quel genre d'élève ?

Anggun. Moi j'étais une vraie gentille, une vraie de vrai.

Géraldine Nakache. Je n'avais pas les moyens d'être une peste. Non mais c'est vrai, parce qu'il faut être honnête, les pestes s'étaient, soit les premières de la classe, soit les très très belles. Moi je n'étais ni l'un, ni l'autre. Donc je n'avais pas les moyens d'être la peste qui disait "c'est moi qu'on suit"; donc j'étais sympa, mais par dépit.

Frédéric Chau. J'étais assez bagarreur pour ma part.

Mômes. Quel est le titre que vous chantiez tout le temps étant gamin ?

Géraldine Nakache.  [grand sourire] "Ça mon vieux tu vas, Ça mon vieux tu vas, Ça mon vieux tu vas me le payer." Sans m'arrêter Lio dans la chambre de mon frère.

Anggun. En grandissant c'était no, no, no, no there's no limit ! [Titre No limit de 2 Unlimited]

Frédéric Chau. "Personne dans le monde, ne marche du même pas..." [Générique de la série télévisée américaine Arnold et Willy, sortie dans les années 80]

Mômes. Quel vêtement a traumatisé votre enfance ?

Frédéric Chau. Mon père travaillait chez Carrefour et du coup je portais des Tex. [Tex est la marque textile du distributeur] Mes potes, ils avaient des chaussures Nike, des Adidas et moi j'avais toujours des Tex...

Géraldine Nakache. Il y a plein d'info dans ce que je vais dire, mais tout [la tenue] est dégueulasse. Pour commencer j'avais un cycliste, déjà le cycliste ça revient à la mode aujourd'hui mais il faut être Kim Kardashian quoi... Ce cycliste était carreaux noir et jaune fluo. D'accord ? Donc il y a un code couleur absolument dégueulasse... Et parfois à l'intérieur de certains carreaux il y avait un smiley... Voilà, je vous laisse imaginer; c'est ça en pire.

Anggun. Moi, je suis née et j'ai grandi à Jakarta en Indonésie et j'ai détesté porter des chaussettes. On allait dans une école où l'on portait l'uniforme et on devait toujours mettre des chaussettes. Et aujourd'hui encore, même quand il fait -10°C dehors, je rechigne à en mettre. Je ne suis pas frileuse et surtout pas des pieds.

Mômes. De vous trois, qui a fait la plus grosse bêtise ?

[Gros blanc...]

Géraldine Nakache. Tu as affaire à trois premiers de la classe ultra relou en fait !

Frédéric Chau. Moi je sais ! J'aimais bien faire des farces à mes parents et en fait mon père jouait au loto toutes les semaines et j'étais en charge de prendre les numéros. Un jour, je lui fais la blague de mettre les six beaux numéros et j'ai posé la grille sur la table. Quand il avait fini de travailler il regardait les résultats et ce soir-là, il a bondit d'un coup. Dans sa tête, il se disait changement de vie, ça y est on est millionnaire. Je lui ai fait "eh c'était une blague..." Il m'a mis une de ces tartes. Ma tête est partie à Porte d'Orléans direct !

Géraldine Nakache. Mais c'est horrible !

Anggun. Tu avais quel âge ? 

Frédéric Chau. Hum... c'était la semaine dernière [rires]

Mômes. La photo de classe toujours un grand moment... Racontez-nous vos souvenirs.

Géraldine Nakache. Chez moi c'était assez systématique, je n'avais pas conscience que c'était le moment de la photo, donc je suis comme ça [regard vers la droite], comme ça [regard vers la gauche]... J'ai pas une photo où je pose correctement, pas une ! Je ne sais pas si c'était le stress de devoir poser, car je n'étais pas si indisciplinée que ça, donc ça doit être lié au stress, au fait que je ne voulais pas être figée sur le moment. Et je me mettais toujours à côté de mes copines de l'année. J'essayais d'esquiver pour me placer à côté d'elles.

Mômes. Plutôt bien habillée ou plutôt...

Géraldine Nakache. Bien habillée ? Arrête... On oubliait le jour évidemment, ma mère ne savait plus "c'était pas jeudi ?" qu'elle me disait, bah non. Du coup, j'avais le pull rouge qui pique !

Mômes. Un message à faire passer à l'enfant que vous étiez ?

Géraldine Nakache. Ne t'inquiète pas

Frédéric Chau. Fais-toi confiance

Anggun. Aie confianceeeee ! 

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